Blog de Cnash

Sommaire ⇑

20/05/2014 10:15

⇑ Mise au point Blog migration sur wordpress

tags : New blog on the kids-Cliker sur

[Entrée mise à jour le : 24/05/2014] [Entrée mise à jour le : 24/05/2014] [Entrée mise à jour le : 24/05/2014] [Entrée mise à jour le : 24/05/2014] [Entrée mise à jour le : 20/05/2014] AVERTISSEMENT Nouvelle adresse Blog De ClaudeB clodb cnash Rafi cynoque http://clodb168.wordpress.com C laudeB

Ma nouvelle adresse de blog esthttp://clodb168.wordpress.com vous y retrouverez les memes articles que sur toile libre
Helas je n'ai pas encore bien en main les fonctionnalités du blog wordpress qui semble plus riche. J'aurais voulu ranger les textes par catégories mais c'est pas du tout évident.
Sans mon ami Rafi ce blog (toile libre) n'aurait jamais existé.
Il a eu la gentillesse de me faire le blog sur wordpress - J'imagine que c'est un sacré boulot.
Sur Wordpress j'ai un blog plus fiable et aux (trop?) nombreuses fonctionnalités ....Pour le moment je m'y paume. J'ai du mal a classer les textes par catégories.
Et d'ailleurs ils ne sont peut être pas classables tous enchevetrés.
Ce site toile libre bug trop souvent pour être utilisé.
Je ne suis meme pas sur que vous pourrez lire cet avertissement

Mais ce samedi 24 mai le blog vu de mon ordi fonctionne tres bien
http://clodb168.toile-libre.org/blog.php#50-Mise-au-point-Blog-migration-sur-wordpress
Virer au besoin http clodb168.toile-libre.org

ah vous allez trouver un nouveau ancien texte ecrit en 2011 sur le forum d'enfermés-dehors.org
Il s'appelle Tania et katia histoire de deux roumaines que j'ai  rencontrées en 1980 à Ramat-Aviv
J'aime bien ce texte ecrit à la volée.
Je viens de retrouver un vieux texte qui approche cette histoire "autrement"
Je l'ai retrouvée dans un livre "Acid test" C'est une autre vision de la meme histoire en bcp plus noire  ( ecrit en 81 82 Revu en 2006 revu corrigé expurgé
en 2014.
Dites moi svp si vous arrivez a lire sur toile-libre j'ai du mal avec wordpress
juste cliquer sur "blog"

09/05/2014 17:28

⇑ Ni fleurs ni couleurs

tags : chute, web, virtuel, tache-de-sang sur un keenex,, mémoire restante

[Entrée mise à jour le : 21/05/2014] [Entrée mise à jour le : 21/05/2014] Indescriptible chaos Brouillon == > TEXTE à REVOIR Completement !!!!!!!!!!!!

  
  "Ni fleurs ni couleurs"

.
Brouillon == > TEXTE à REVOIR Completement !!!!!!!!!!! A to Z.

Mémoire restante 1024 kb
(Asus T170 mia.)


"s tu ne tues personne".
Ecrit au stylo sur un ticket de métro. C'est un extrait de filet de boeuf, un morceau - pas plus d'une minute.
L'Afrique ne serait qu'un songe - Gorilles - Godzilla. Et filer le parfait amour avec un professeur de gymnastique
sauter sur une balle élastique.
L'actrice pas plus grosse qu'un lézard se débat dans la grosse patte de King Kong.
A la fin elle lui caresse le pouce et fait de drôles de trucs avec.  
Une septicémie faillit l'emporter.
Obsessions romantiques.
Statues serpents calibre 38 détonation crachat incendies
Des statues antiques recouvertes de serpents.
Une balle m'a effleuré.
Un vent violent éparpille les fleurs carnivores près d'un éboulis de pierres.
J'ai du mal a respirer. L'horizon est saturé de pourpre et autres couleurs stabilo.
Tout autours de moi une avalanche de flèches illumine les étoiles trace des ombres chinoises sur le visage de la lune.
De gros nuages noirs crèvent de désespoir. Explosent en pluies chaudes.
Tropique du cancer.
Je t'ai aimée.
On s'est embrassé sauvagement sous une porte cochère.
En tout moins d'une demi-heure. L'amour ne se mesure pas avec un sablier
Je tombe.
Je me vois tomber
Mon corps noir se dirige en tournant vers une toile d'araignée. Web.
Je ne te reverrai plus jamais.
La première fois que j'ai touché la pointe rose de ton sein, j'ai reçu une décharche électrique. Et j'ai continué à explorer.
Ensuite tu as retiré tes vetements, ta peau blanche Tes yeux naifs. Tes dents de nacre.
Il faisait chaud.
Un tshirt roulé en boule sur une chaise. Un jupe d'été qui devait peser 10 grammes se reposait à même le sol.
Un peu de sang sur un kleenex.
Tu aimais bien quand on roulait a toute allure Cette alpha-romeo des années 50 atteignait   200 "compteur bloqué".
On fonçait dans la nuit comme les amants maudits.
Ton visage disparait très vite.
Reste encore 2048 kb de mémoire. 
Je tombe
Un tuyau brulant guide ma chute et déclenche l'ouverture de la caméra et celui du parachute.
La toile se déchire en hurlant
Je tombe de plus en plus vite
Je tombe.
Je filme en 35 mm et cette caméra qui tressaute !!!
Le web se rapproche vite maintenant.
Le son est coupé
Ma vie défile en technicolor.
C'était pas du tout prévu dans ce texte a petit budget.
"Ni fleurs ni couleurs" avait craché l'ordinateur
aux ordres du producteur.
J'ai fais demi-tour et m’aperçut que je zigzaguais vers la maison au bord du fleuve. Des petites lumières, trembottaient de peur et me chantaient des mélodies tombées du livre des morts égyptien.
 Des sages et des fous s'agitaient près d'une pipe à opium.
- Les morts sont jetés dans le fleuve, en pâture pour les rats, m'a confié la patronne,
une scandinave grosse et vulgaire, les yeux gonflés par l'abus d'alcool de riz.     
Quand j'ai lu "reprise argus 1000 euros" me suis dit tu vas te réveiller.
Mais non.
Je m'allonge dans une clé usb. Memoire restante = 1024 kb s'affiche sur un écran.
Je suis immobile dans cet état de réalité virtuelle.
Je suis content de ne plus tomber.
Juste avant de voir la monstrueuse araignée.

Le 9 mai 2014 clodb168 cnash cleft to rafi for clemz, claro, Hanna, philou, the LA's,
 
15/03/2014 10:16

⇑ Pogroms

tags : pogroms, pologne,Bielorussie, mes grand parents, populace, 1946

[Entrée mise à jour le : 15/03/2014] Des morceaux d'histoires - un peu de mon sang.


POGROMS

(5mars 2014)

 

Quatorze mois que je suis parti
Ce ciel plombé ou ensoleillé m'indiffère au plus haut point
J'aurais jamais du m'éloigner de Paris
ne pas couper les racines & les alexandrins continuer sans relâche a écrire des poèmes pour les Apaches, les Cheyennes, les Crows, les Sioux qui sont morts debout.
Et les enfants petits les femmes on les achève à la carabine ou au sabre.

Aimer arrêter d'aimer& j'ai déjà essayé et tu sais quoi? Je suis doué.
J'y arrive sans effort.

glacée,
bruyante, vulgaire, inconnue. Délaissée cette ville n'est pas une histoire d'amour
l'héroïne de très bonne qualité le temps d'une injection - Je m'écroulerais sur le divan. Je tomberai droit devant
Je crêve de froid ou de chaud dans cette maison
Ce n'est pas chez moi. Ca ne le sera jamais.
Ne reste qu'Alyah petite chatte terrorisée par les cris d'oiseaux.
Et timmy un nouveau hérisson trop mignon

Pogroms
(Avant toute chose, définissons ce qu’est exactement un pogrom.
Le mot pogrom d’origine russe, signifie « attaques » ou « émeutes »)
Ou aussi

noyés, poignardés, égorgés, lapidés, bébés tués sur la poitrine de leur mère puis piétinés,
jeune fille décapitée,
rescapés brûlés dans une grange,
enfants survivants embrochés à coups de fourche et jetés à leur tour dans le feu,
langues coupées, yeux arrachés, barbes enflammées,
corps mutilés et traînés dans la poussière,
à coup de haches,
gourdins, barres de fer
(Source:  travaux de lycéens sur les pogroms en Pologne wikipedia)

Plus j'en apprends plus je suis disloqué.
Kielce

Le Pogrom de Kielce du 4 juillet 1946 est une flambée de violence contre des résidents juifs de cette ville polonaise, principalement des Juifs revenus d'URSS et apparemment en transit. Selon les informations répercutées au public polonais et à l'étranger le même jour, par les autorités polonaises communistes, il aurait été perpétré par la populace.

Source: Wikipedia - mémorial de la shoah
C'est tout ce que je veux emporter avec moi
Je suis las de la populace qui se prélasse dans la mélasse et marche sur des cadavres.

Entre 1917 et 1922, entre 100 000 et 150 000 juifs ont été tués lors de pogroms en Biélorussie, Ukraine, Russie et une partie del'actuelle Pologne Bla bla bla     (wikpedia)

"Le livre des pogroms", Lidia Miliakova Calmann Levy , 714 pages
La populace en Bielorussie je crois que c'est là bas que je suis mort.
Plus j'en sais plus j'ai tors.
Je sais plus ou je suis. Je ne sais rien de mes arrières grands parents restés en pologne.
J’en sais très peu sur mes grands parents immigrés à Paris vers 1910?
Fumer de l'opium dans un bateau a fond plat & Il dérive sur le Mékong
De l'Opium beaucoup d'opium ou à défaut du Librium

Qui le sait ?

Claude Bourstyn 2014 Cleft to Rafi, Bluej, Clemz, Zeevi,
Cnash Clodb168


16/02/2014 18:10

⇑ Tamila

tags : Une histoire d'amour

[Entrée mise à jour le : 16/02/2014] A Paris "Tamila" Une histoire d'amour. C2014 Claude Bourstin - Cnash Clodb


Tamila

Elle voulait se buter
Comme "la petite fille en pleurs" de la chanson de Nougaro
Se buter se Noyer - se jeter dans la Seine, du coté de l'ile de la cité.
C'est là qu'il l'avait "plantée"(ie laissée en plan).
Ensuite, il s'est sauvé en cavalant aussi vite que possible.
Il fonce, bouscule de rares promeneurs, des touristes japonais etc.
Sa respiration sifflante ne semble pas le freiner.
Il est entré dans un troquet. Il se commande une pression et puis deux et pourquoi s’arrêter.
C'était quoi son prénom déjà? Il ne voulait surtout pas se rappeler
Elle avait un prénom oriental ou slave et, il en aurait juré, sa peau avait un léger gout de sucre un parfum très subtil, lorsqu'il l'avait embrassée.
Puis Il lui avait fait comprendre qu'il voulait être seul.
Fallait qu'elle arrête de le suivre.
Et aussi de pleurer.
Elle n'avait pas d'argent aucun papier en règle? J'étais pas responsable. J'étais juste un pion inutile et ça m'a rappelé une chanson ou une fille disait à un type "You're so vain..."
Et là d'un coup je l'ai vue, trempée entre deux flics et j'ai hurlé son prénom "Tamila!"
Et j'ai abattu  le premier flic.
Je l'ai vu tomber et une tache de sang s'étaler.
L'autre flic s'est tiré en panique mais Ils allaient se ramener en force. Tamila n'a pas sauté dans la Seine. Ses cheveux étaient trempées de pluie.
Alors seulement je l'ai emmenée chez moi.
J'ai des faux papiers.
Qui sait on pourrait peut être rejoindre Londres et l'Ecosse. Passer  en Angleterre en Ferry
Je l'ai prise dans mes bras. La pluie avait chassé le petit gout de sucre, son visage était trempé.
Elle s'est prise une douche chaude.
IL fait froid dans l'appartement.
On a dormi dans le même duvet.
Ensuite je lui ai filée un peu de tunes pour qu'elle se prenne un taxi. Maintenant j'avais plus  envie qu'elle parte mais les flics sauraient  vite ou la "loger" si elle revient chez moi.
Le matin vers 10H00 les flics m'ont cueilli. J'ai balancé mon arme et j'ai tendu les mains. Jamais plus j'ai entendu parler de "Tamila".
Chaque jour qui passe, elle me manque. ClaudeB


PS: Ce texte est une pure fiction; Tout rapport avec la vie réelle
ne peut être qu'une  coincidence.

C2014 Clodb168 cnash ClaudeB  Copyleft to Rafi, Clemz
Février 2014 Avignon. Txt posté sur FB légèrement "remanié
"
.

 


23/01/2014 15:48

⇑ Le disque blanc des Beatles (1968)

tags : 1973-1974, Ski, neige, soleil, manque, Jico, vie, mort, sonia, Samoens, queen if the highway, comtesse de X

[Entrée mise à jour le : 07/06/2014] [Entrée mise à jour le : 24/01/2014] [Entrée mise à jour le : 24/01/2014] [Entrée mise à jour le : 24/01/2014] Souvenirs de manque mais pas tristes. Jico et moi au sports d'hiver en 1973 ou 1974. Modif édito mineure le 24.01

Le 23 janvier 2014

 Le disque blanc des Beatles (1968)


1 En manque cruel d’heroine ….

Le double blanc des Beatles  est t-il  sorti en 1968? Année magique. Année Tragique. Année factice.
Ce disque, Je l'ai découvert en  1973 ou 1974, en manque d’héroïne  à Samoëns (Dept 74)  
  Drogues dures - Sports d'hiver. Toute cette neige-  Tous ces sportifs - Ces familles souriantes Ces visages brulés de soleil et gorgés de grand air. Des enfants qui hurlent de bonheur ou de peur. Jico et moi en manque  d'héroïne. Surtout les premiers jours. On attend une lettre (ie «Un gramme») qui n'arrivera jamais.  

L'appt est  bondé (10 personnes ?) Une seule chambre  une salle de séjour pas très grande: Ma sœur et des copains cubains: Bruyants , airs de samba, punch Créole - etc.
Il y a aussi un intello qui prépare normal sup lettre…... Et à 2 mètres plus haut dans la mezzanine, Jico s'envoie sa copine, Sonia. J'envie sa hardiesse, son «sans gêne», son apparente indifférence au contexte extérieur.  
Il est 22 heures. En bas dans la salle de séjour allumée, le copain de Sonia potasse un gros livre. Sur une table à peine débarrassée, pleine de mégots, des brésiliens ou des cubains jouent au Scrabble sous la surveillance de ma sœur qui triche tant qu’elle peut. Il y en a qui se douchent, qui font la vaisselle. Un gros poste avec lecteur de K7 audio est calé sur France-culture qui passe du jazz «moderne». Il me  semble qu’il y aussi un vieil électrophone mais j’ai pas pris un seul disque ni pensé à acheter une K7 …
J’avale un Nembutal. Brève sensation d’être ivre défoncé. J’ai du mal à parler et je nage dans du coton. Avec le «Nembu», j’arrive à dormir un peu. Le lendemain j’ai un sale gout dans la bouche et mal au crane comme si j’avais trop bu. Et la sensation d’avoir pris un sédatif puissant car je me suis écroulé. Faudra que je sois très prudent avec ce médicament.
Le manque est toujours là.
Le lendemain j’en prend deux avec de l’alcool fort. J’évite d’en passer à Jico. Il a déjà fait plusieurs tentative de suicide dont une où Il a frolé la mort de pas loin. En pleine crise de manque IL est capable de tout et comme j’ai 5 ans de plus que lui, je le traite un peu comme mon petit frère.
C’est certainement mon meilleurs ami. Le plus fragile malgré ses 1m85 et ses  muscles de boxeur, un sport qu’il a pratiqué en amateur. Jico le plus fragile vis-à-vis des filles et des chagrins d’amour.

2 Une journée type au ski

La journée Jico et moi on est tranquille tout le monde se tire au Ski. Silence relatif dans l’appartement mal insonorisé. Jico et moi mangeons peu et sautons les repas du soir: Souvent des raclettes ou des salades «Californiennes».
De 16 H00 (Les premiers rentrés du ski) à 23H00 (fin du repas et des bruits de vaisselles)  c’est  l’enfer - Quel boucan!
Ensuite extinction des feux. 
Heureusement L’appt n’a ni télévision ni téléphone.

Dans la journée c’est plus cool on a le lecteur de K7 et la radio.

De toute façon on va crever

«Sans musique on va crever», je marmone.
Jico me répond à 100 km/heure.
- De toute façon on va crever!
C’est également ce que je me dis mais sans y croire vraiment.

Jico a 20 ans et le sourire aux lèvres.
Cette année là on est trois amis bien soudés: Phil, Jico et moi. Lorsqu’on discute, aucun de nous ne se donne plus de 10 ans à vivre. Pour Jico ca sera moins.
En fait ce n’est pas que j’ai envie de mourir mais Il m’est quasi impossible de me projeter au-delà de 10 ans.
Pour Jico et Phil c’est pareil. Anticiper sur une longue durée nous effraye. Mais l'idée de mourir est bien plus terrifiante.
En 2014 Phil et moi sommes toujours vivants et on ne parle plus de mourir mais de vieillir. Ainsi la vie nous a tiré plus d’une fois la tête hors de l’eau. Jico était désespéré. Il a pris tous les risques et bien au-delà.

Samoens: Quand tout le monde dort on se monte le poste et on écoute une K7 en mettant le son au minimum. On se tape un best of musique brézilienne !
  Pour Jico et moi c'est une découverte...

3 Vous désirez Paris ?

On doit  appeler Paris pour la dope.  La cabine en bas de l’immeuble est  H.S. Les patrons du seul café de proximité nous jettent des regards assassins. Donc Il faut aller à «Samoens city» (à 6 Kms) pour téléphoner!
On prend la caisse, plaques de verglas et obscurité, brouillard très dense. Je roule au pas. Heureusement c’est tout droit et la coccinelle ne va pas vite.
- Monsieur votre numéro  pour Paris vous le prenez? Votre ami (Phil) accepte le PCV.
Ah ah.(Super la discrétion).
Nous sommes dans un grand café de Samoëns City. Atmosphère enfumée et odeurs fortes d’apéritifs anisés. Que des «Locaux»,  des 74 qui nous examinent sans pitié avec une absence totale d’aménité.
C’est  encore l’antiquité. 25 ans avant Internet et les téléphones portables. Sur le chemin du retour je demande à Jico de mater dans le rétro.
Les flics  nous ont peut être pris en chasse.
La Haute-Savoie est un département de chasseurs. Chaque famille exhibe de beaux fusils de chasse avec viseurs télescopiques. Je fais un détour par Verchaix  (10 km de plus) au cas où ... On n’a pas d’héroïne mais une seringue pour deux. Une pour deux mais une neuve. Elle n'a jamais servit la pauvre.

A Samoëns Il règne un climat «Toxicomanicide» 

-   «Les jeunes qui se piquent on n’en veut pas chez nous», disent volontiers les commerçants,
Et les autres UD? Ceux qui fument – ceux qui avalent de l’acide?
Pourquoi cette «fixation» sur l’injection?
Ah oui! c’est une image forte. «Pas de seringues à Samoëns». On apprend qu’on n’est pas les seuls à galérer en Haute Savoie. A passer des coups de fil pour Paris.
Il y a peut être des dealers aux pieds des pistes. Ou dans les troquets du coin. On n’y pense même pas. L’heroine ne peut être qu’à Paris.
Jico me rassure «les flics ont renoncé ou ont pris la route du «Fer à cheval». Pour cette fois on est sauvé. On la vendra cher notre peau! Comme Bonnie and Clyde. Sauf que Jico est pas une fille. Et que ne suis pas un homo et qu’on n’est pas des braqueurs de banques.
Nobody’s perfect.

4 La mezzanine 

"Mezzanine" le terme est un peu "pompeux".
On y accède pas un escalier en colimaçon très dur à grimper. Une fois que tu es en haut, pas question de redescendre. Il faut reprendre son souffle. On ne peut  y tenir qu'allongé sur des matelas en  mousse.  On s'y est installés, Jico, et moi. Et aussi la "petite" Sonia.
Au début je tentais de lire à la flamme d’une bougie. Sauf que tout est en bois.  Les murs le plafond etc. Il y a un petit extincteur «de poche» mais je ne sais pas m’en servir. Sonia a une k7 du double blanc des Beatles. Je lui confie que j’ai zappé ce disque et plein d’autres.
– Grave erreur de jeunesse Clodb, grave erreur….
C’est la première fois que je l’entends parler. Sonia a une voix suave et enfantine. En plus elle est dotée d’un sens de l’humour à l’épreuve des balles. Je suis certain qu’elle sourit. Pure spéculation, je ne vois pas son visage.
Elle doit avoir dans les 25 ans (ou plus ?). C’est ma sœur qui me l’a dit. Et aussi de ne pas la toucher. Elle a amené un gros bouquin «Cent ans de solitude» dont je kiffe le titre. Aucun de nous n’arrive à lire avec cet éclairage à la bougie.
Le speed en manque n’est pas la drogue idéale. Il nous aurait fallut de l’héroine ou au moins du Palfium. Du 875. En 1974 je n’ai jamais pris de Palfium. Je sais encore moins comment m’en procurer (les toubibs de Samoëns sont très durs sur la délivrance des opiacés). Les pharmaciens sont pires encore.

5  Vous vous piquez «vraiment» ?

Sonia est une fille curieuse.
- Vous vous piquez vraiment? Dans les veines?
– Non on fait semblant on retire l’aiguille avant pour ne pas se blesser!!!  ah-ah-ah et je m’étouffe dans une quinte de toux. Y a que Jico qui rigole sans enthousiasme pour ne pas me vexer.

Ouais on se pique.  
Oui quand on a de la dope: De l'héro, du smack, de la blanche ou du brown. On ne lui  parle pas  du speed. Sonia a juste entendu causer de l’héroïne et veut savoir pourquoi on appelle ça du cheval. Fièvre de cheval? Aucune idée. Je demande à Jico qui me dit d’arrêter avec les questions cons.
Sonia veut tout savoir sur la blanche, combien ca coute, les effets, le flash, pourquoi on est malades, etc.

Tout savoir? Ca tombe bien nous aussi. On aimerait bien tout savoir. Comme où en trouver dans le coin de Samoens (74). Sur Genève nous conseille Sonia. C’est vrai que c’est pas très loin mais on connait personne la bas. On lui explique qu’il nous faudrait 1500 francs  pour trouver de la bonne blanche.

Sonia est étonnée qu’on reste enfermés sans faire de ski ni prendre le soleil.
On n’est pas des vampires mais des drogués en manque …. C’est hors de portée pour nous les cours de l’ESF.
Et on n’est encore jamais monté sur des skis. On n’a aucun budget provisionné pour cette activité. La douleur nous rabaisse trop. C’est le point le plus bloquant. Elle a l’air de comprendre. C’est la seule qui a remarqué qu’on était pas bien et qui nous pose la question.

6 Le bruit du nylon et le bois qui craque


Faire l’amour? Pas dans cet appartement bondé, avec le bois qui craque a chacun de nos mouvements (Je bouge le moins possible). Déjà le boucan quand elle a retiré sa combinaison (de ski?). Le nylon m'a toujours fait grincer des dents. Le nylon c’est l’ennemi de l’érotisme.
Je ne peux même pas "mater". Il fait noir dans la mezza. Faire l'amour à la lueur d'un briquet? No way mais Sonia ne me l’a pas proposé. J'aurais été fichu de cramer la fille... Et l'appartement.
Et tout l’immeuble avec.

7  L’amour avec Sonia?
 
 Un  soir  (3ième nuit ?) Jico prend  un Nembu de trop. Il s’endort vite. Comme un bébé. 
Sonia fuit son «mec qui prépare normal sup». Me parle des ses accès de violence, de ses crises de jalousies interminables. C’est un sacré caractériel mais bon moi aussi.
Elle demande si elle peut s’allonger à coté de moi. Oui tu peux t’allonger. Jico dort. Je suis donc son second choix.
Ca me travaille l’espace d’une cigarette que je descends fumer dans la cuisine minuscule. Sonia  se change dans la salle de bain. Elle arrive à remonter sans faire grincer trop le bois. Elle a enfilé un peignoir. Au toucher rien à voir avec du nylon. Elle retire le peignoir dans un craquement de sapin d’une grande beauté. Elle se glisse juste à coté de moi. Le matelas en mousse n’est pas assez large pour deux. Le plancher craque et moi aussi. Des yeux bleus à la flamme vacillante d’un briquet. Le briquet s’éteint. Dommage un bleu comme ca j’en ai encore jamais vu. Jamais? Je revois dans un flash la comtesse de X du coté de l’Arctique, Queen of the highway. Je tâtonne dans le noir. Je me demande si Sonia est toujours près de moi. Je lui suce le bout des seins. Curieux c’est sucré.  C’est bien ses seins? J’ose pas lui demander de confirmer.  C’est pas des «bonbons –collier»? Passe que j’adore ça! Sérieux c’est bien des seins me confirme Le centre spatial de Houston. Et là j’ai une crise de fou rire impossible à bloquer.

- Vous êtes pareils Jico et toi  rale Sonia (Non. Désolé Jico est plus cool et invente moins d’histoires abracadabrantes)
Je l’embrasse mais elle se dérobe.  Je me blottis contre elle.  J’essaye de la caresser d’entrer doucement. Sonia me repousse  fermement. Je lui caresse le dos, je contemple sa peau  blanche, laiteuse, attirante. Elle se colle contre moi.  Je souffle la bougie avec précaution.  Je deviens un habitué des amours dans l’obscurité et dans un espace confiné. Avec la comtesse de X c’était plus marrant et y avait Jim des Doors, mais j’ai peut être rêvé?
Sonia un animal effrayé ? Qui de nous deux est le plus effrayé?

Ensuite  elle veut faire l’amour «normalement». Douleur fulgurante fallait que  je retourne au toubib pour qu’il termine la circoncision. J’avais rdv le mois dernier mais comme j’étais pas en manque pourquoi cavaler dans le cabinet d’un chirurgien qui m’a dit « c’est trois rien». Trois fois rien? C’est pas assez ou c'est trop. Mais là je regrette amèrement.  Elle me prend le sexe pour me guider. Bien reçu Roger. IL fait noir comme dans le mystère de Zorro. J’aurais du prendre les lunettes  infrarouges pour vison nocturne. Sonia. me demande gentiment: « s’il te plait tu mets un préservatif!» Là pas question!. Déjà on y voit quedal et j’ai un peu mal . On va tous cramer si en plus je m’éclaire à la bougie.
J’entends Jico ronfler comme une buche de Noel. Et le bois recommence à craquer.
Et aussi je pense à un mec dingo qui monte pour me tuer avec un  grand couteau. ( … )  Il n’arrive pas à réviser.
Apres ca va un peu mieux (…). Le matin elle m’embrasse.  Je triture ma vie bouffée, avalée par la course aux drogues dures et les rendez vous médicaux manqués. Je commence à fatiguer. Le matelas est taché de sperme. Beurk C’est trop la proximité non la promiscuité.
Je ne sais toujours pas à quoi ressemble Sonia. Etrange situation qui aurait du m’exciter si j’étais pas aussi «flippé- route 66» -  ENervé. Trop speedé. Il n’y a pas que le nylon qui  fait grincer des dents.

En résumé:Je peux me fixer en plein jour dans un abribus mais faire l’amour sur la banquette arrière d’une voiture ou serré dans une mezzanine est un «fantasme-cliché» auquel  je dois renoncer pour l’instant.
On en survit sans problèmes je me dis puis et j’ai fini par le voir ce toubib. Effectivement c’était rien. Quel con des fois! Mais bon c’est un sujet sensible.

8-  Manque de vision d’ensemble (5ième jour)

Je ne sais pas comment fait Jico. Il est sans doute moins perturbé que moi.
Mais quand Il avait 10 ans un boucher n’a pas essayé de lui couper le zizi avec un rasoir pourri et mal aiguisé dans le 11ième arrondissement de Paris.
On est paumés pareils mais dans des registres différents.
Il supporte moyen que je prenne du speed alors qu’on est en manque d’héroïne. En fin de manque  5ième jour.  Sonia je me rappelle ses yeux bleus  sa peau blanche. Mais je n’arrive pas à me faire une vision d’ensemble. Normal la journée elle fait du ski et le soir je ne la vois  que dans le noir -  A la pale lumière d’une bougie.

 9-  Sonia est la seule qui nous a parlé comme à des êtres humains

 Cela fait quatre jours qu’on vit avec des gens bizzares – on n’a rien de commun avec eux. Sonia amène une touche d’humanité.   On discute tous les trois de tout de rien de la fin du monde du prix d’un gramme d’heroine, 1500 francs-
De l’age de Sonia.(27 ans). Les autres nous ignorent  ou font comme si on n’est pas des drogués en manque.  Ca commence à me énerver.
Je ne supporte plus  ce déni. Ce coté hypocrite.
Epuisés courbaturés on se laisse aller et on écoute le double blanc en K7.
«Black bird singing in the dead of night». Le disque me rend nostalgique comme s’il terminait les sixties.
Je suis déjà à la recherche du paradis perdu de la planète «drogue».

10- Dans la salle de bain? (Le  6 ième  jour)

 Le 6 ième jour Jico  repart sur Paris pour l’héroine.
Il est à cran. IL a agit sur un coup de tête.  Je savais que ça serait dur. Jico est comme ça très impulsif.
Il a prit le bus navette et ne m’a pas dit au revoir. C’est mon meilleur ami ! –
Tout le monde est au ski – Sauf Sonia qui me dit qu’elle est crevée.
Je prends un bain seul. Je réfléchis.
 Sonia me rejoint dans le bain.   On se regarde un peu en chiens de faïence.
-  Tu sais Clodb tu peux les laver deux fois tes cheveux Ils sont longs
-  Oui t’as raison (j’ai l’impression que je sors avec elle depuis 20 ans).
– Tu fais moins bien l’amour que Jico!  Elle me balance  en riant pleine de mousse. Je lui demande si elle n’a pas peur que je la noie. Non j’ai pas peur de toi.  Elle commence à se détendre. Moi aussi. On joue un peu on se balance de la flotte comme des gosses. On en met partout.  J’avance ma jambe Elle me sourit de ses yeux bleus gris. Un très beau regard.  On a jeté nos vêtements par terre. Peu importe le nylon les craquements de bois. Elle m’embrasse sur les lèvres sans se presser- C’est une grande fille bien charpentées, plus grande que moi. On se lève pour se mesurer. On se met dos a dos.  Ses fesses sont  douces et  me chatouillent  le dos:  Elle fait plus d’un mètre 80 !  Des cheveux clairs, délavés cramés par le soleil.  Après on se repique une tête dans la baignoire.   Je glisse ma main entre ses jambes je trouve de suite le clitoris, sauf c’est pas le clitoris … mais finalement j’y arrive. Elle  a un très beau ventre blanc et un nombril très émouvant et plus bas une petite touffe de poils  blonds.
– Enfin une vraie aryenne je demande? Non Clodb mais je suis née à Strasbourg. 
Mon sexe commence à gonfler - surement le mot «Strasbourg».  

Je lui murmure qu’elle est très douce à l’intérieur comme à l’extérieur. Elle est si belle. 
Je m’accroupis et rien ni personne ne pourra m’arrêter. Je la sens jouir sans retenue. Est que je suis  un pervers? Faut juste que j’arrête d’écouter Velvet underground. Ce groupe a une mauvaise influence sur moi.
On reste au bain une bonne heure. Ensuite déjà midi 13 heures. On s’allonge sur le lit deux places de la seule chambre. On fume des cigarettes. Je lui apprends à faire des ronds de fumée. La chambre est surchauffée  mais elle a la chair de poule. Je cherche une couverture assez grande pour la recouvrir tout entière. Ensuite je la caresse. Elle se cache sous la couverture.   On rejoue à cache cache ….  Elle a l’air d’apprécier. Elle aime jouer. Une drôle de fille Sonia   Je me perds un bon siècle dans ses yeux gris-bleus si fascinants. Elle me fixe sans baisser les yeux. Je détourne les yeux gêné.   
On reste allongés sur le dos immobiles – Je peux sentir toutes les vibrations de Sonia.  Le réveil indique 13H30.

Je suis surpris par la violence de son baiser d’adieu. Elle me mord l’oreille gentiment. C’est un baiser de fille très amoureuse ou fougueuse ou fugueuse. Je sais plus. Elle me confie  qu’elle repart demain sans ce dingo de normal sup. Donne moi un coup de fil ClodB. Je lui demande si elle préfère pas plutôt Jico.
- T’as raison Clodb vous êtes tous pareils! Elle a l’air énervée.
Elle me regarde sérieuse et je crois bien qu’elle va me frapper. Elle éclate de rire. Elle se lance :  
- C’est la première fois que je rencontre des mecs comme vous  ( …)  J’avais jamais rencontré de drogués. J’imaginais le pire! Des voyous qui piquent dans les sacs à main et qui traitent les filles comme des putains. (Non Sonia pas tous – pas nous ! Pitié)
Sonia ajoute qu’elle nous trouve hypersensibles, attachants. Je le prends comme un compliment que je lui retourne direct.
- Toi aussi Sonia tu pulvérises les critères de normalité. Les filles ne s’intéressent pas aux drogués ou elles en ont trop peur ou elles sont comme fascinées et se font un film romantique dont elles se lassent très vite …
Pas toi. Tu nous capte comme on est.  On n’est pas si différents des autres êtres humains.
J’espère te revoir. Replonger dans ton regard et me laisser bruler de désir - Eh
…..
- Tu dors Clodb?
Déjà 16 heures !

!!!  Je me suis endormi?
On s’habille vito presto       

Apres très vite les gens rentrent du ski.


11 - Sonia s’en retourne  

 7ième jour  au matin.  Je lui dis au revoir en plein jour.  On ne s’embrasse pas – Son  copain dort encore mais prudence.  Elle est tendue.
Elle s’est habillé d’un jean délavé et d’un superbe pull. Sonia est une fille très jolie et «pulpeuse». Je ne me souviens plus de son visage ni de la couleur précise de ses cheveux. Blonde or blonde? Cheveux clairs délavés par le soleil.  Un coté Russe– Sauvage.  Je me promets de demander à ma sœur pour son téléphone etc..
Le manque physique s’éloigne.  Je prends de plus en plus de speed. Très vite je n’ai plus rien. Ni speed ni héroïne Et Sonia qui s’en va. 
 j’ai un sacré coup de cafard.  

12  Le Double blanc des Beatles (1968)

"Back in USSR"
«Dear prudence» -
"Black bird singing in the dead of night".... (mon chouchou)
‘Long long long”
"Revolution"  ... Ah ces choeurs,  US west coast très "Beachboys" :
"Don’t you know it’s gonna be Schubidou …Allright" et des trucs comme  "I need a fix' cause I am going down" - -“Honey pie”
« Hapiness is a warm gun » ( choeurs aussi)
“I am so Tired”
“Mother nature’s song”

Etc.
13- Coccinelle jaune
En sang dans un fossé


Le 7ième jour soirée 18H00
Je   bois  du Genépi  - Liqueur de noisette,  -  Pour Laisser s'écouler la fin du  manque, les descentes de speed, le sale gout du nembu.  
J’ai voulu aller sur Samoëns  pour bigophoner une dernière fois-  Accident - Rupture de frein et poteau brisé en  D2 - touché-  Coccinelle jaune dans le fossé.  Une fois de plus les urgences? Ca devient lassant. Non.
C'est surtout le poteau qui a trinqué.
La voiture aussi saigne un peu. Il faut lui faire un pansement.
Un long tunnel m’avale en quelques secondes.

8ième ou 9ième   jour - Je  rentre sur Paris en train.
10 ième jour : je me fixe de la bonne héroine et j’ai aussi acheté un peu de speed.
Ouf ! Mais je me sens pas si bien que ça. Je revois le visage de Sonia.


PS :Claude Bourstin Clodb Cnash  
Mis à jour en janvier 2014


 

 

15/01/2014 17:25

⇑ Confession d’un capitaine de vaisseau intergalactique

tags : Ghetto, guerre, étoiles, remords, massacre de masse

[Entrée mise à jour le : 15/01/2014] [Entrée mise à jour le : 15/01/2014]

Mongolie, Ourga Année 3337

Confession d’un capitaine de vaisseau intergalactique.

 

Le ghetto est un endroit cerné de gardiens en armes toujours prêts à tirer. A arracher les cheveux des jeunes filles. Toujours prêts à les violer à les tuer à les faire disparaitre. Et qu'il ne reste rien d'elles. Le ghetto est une étoile à six branches ou j'ai élu domicile.
On m'y a déposé lorsque je suis né.

Personne pour me demander mon avis.

Ma carte de séjour sur terre annonçait une ligne de vie tourmentée. Séismes, tremblements de terre, cyclones, explosions. Mais aussi vitesse de la lumière et voyages dans les galaxies. Un jour peut être je ferai partie de la garde d'honneur de la lumière. Je la protégerai contre l'obscurité qui gagne dès qu'on relâche son attention.
Ma carte de séjour affirmait que je passerai mes jours dans le ghetto
Je devrai trouver seul la clé de cette contradiction.

IL y a 10000 façons d'être enfermés.

Sauf pour les juifs de Varsovie ou de Gdansk etc.  Leur destin fut de souffrir de la faim jusqu'à peser moins de 30 kg. D'attraper des maladies comme le typhus ou le Cholera. Nombreux furent ceux dont la vie se termina dans l'humiliation, la résignation et la souffrance de maladies d'un autre siècle, d'un autre pays, d’une autre planète. Il y a 10000 façons d'être enfermés.

Le bébé dans le ventre de sa maman ne souffre pas des rigueurs du ghetto.IL attend bien au chaud. Tape du poing et du pied. Pour la majorité des bébés les neufs mois passent presque trop vite.
Pour s'en convaincre il suffit de lire le journal d'un bébé. Euh … Ils sont très rares …car la plupart des bébés ne savent pas écrire. Sauf sur AlphaK320 très loin dans la galaxie à très haut débit. Là bas on ne coupe plus le cordon.
On tranche juste le fil qui relie le nouveau né à la source d’énergie. Je n’en sais pas beaucoup plus. Je n’ai pas accès aux données d’AlphaK320. Une planète maternité très protégée. Une infirmière qui y travaille s’est  retrouvée au ghetto (elle en avait trop dit) et m’a parlé de ces bébés qui écrivent au plus tard à la naissance. Elle n’a pas souhaité m’en dire bcp plus. Elle semblait terrifiée. Ses yeux étaient comme deux billes de cristal après une implosion.

 

Un capitaine de vaisseau

Sortir des que j'aurai l'âge de voler. De piloter. De naviguer dans hyperespace.
Parmi les champs de météorites, les diamants vénéneux, attaquer le ballet fascinant de miettes de soleils prêtes à détruire nos vaisseaux.
J'ai fais serment de protéger la reine, là ou se mêlent toutes les couleurs: Dans la lumière blanche qui brule les yeux des imprudents.
Contre toute attente j’ai été admis à l’académie militaire.
Pour mes frères mes semblables : on ne sort jamais du ghetto. Les drogues sont un artifice agréable mais elles n’ouvrent pas les portes d'acier et les serrures contrôlées par commandes centralisées.

Je me suis élevé très haut dans les étoiles. J'ai été prisonnier des centaines d’années dans un lit cryogénisé. J'ai passé ma vie dans un autre ghetto.

La reine m'a décoré. Je tremblais de peur et de confusion.
Elle m'a remis les tables sacrées qui rendent immortel.

Et elle m'a offert mon premier fusil thermo nucléaire. Et une épée qui puise son énergie dans l'esprit de mes ennemis.

Et j’ai fais la guerre. J’ai tué, pillé, massacré, exterminé des peuples, des cultures dont le seul tort fut de ne pas vouloir se laisser asservir. J’ai servi avec zèle la lumière blanche et la nuit je voyais tous ceux que j’avais tués en une journée. Je tentais de me convaincre que j’étais du coté du bien, de la civilisation et du progrès. En fait je n’étais qu’un semeur de mort. Cette fois j’étais prisonnier d’un ghetto idéologique ou moral. Je n’arrivais plus à me vider la tête.
Alors j’ai déserté.

Après avoir longé les bords extrêmes de la galaxie,
j’ai été rattrapé.
Celui qui m'a reçu hurlait des ordres dans un langage inconnu.
Je me suis retrouvé dans le ghetto. Celui ou j'étais né. Des siècles et des siècles et il existait encore!!!
C’est comme si j’avais rêvé.
J’avais pour tache de surveiller « les détenus », des les empêcher de s'évader. Surtout des les tuer de les affamer De répandre la peste sur eux et un concentré des virus dangereux répertoriés.
Je n’ai résolu aucune contradiction.
Chaque jour des morts et aussi de nouveaux détenus.
J'ai amèrement regretté d’être encore en vie.
J'ai retrouvé l'étoile à six branches et je lui ai demandé de me pardonner.


Clodb le 15 janvier 2014 16H08. Local time.

Copyright 2014 All rights reserved

 

  

04/01/2014 17:27

⇑ Journal de Sarah partie 3

tags : Vampire, comment en sortir, malédictions, monotonie, mauvaise rencontre, aube.

[Entrée mise à jour le : 28/01/2014] [Entrée mise à jour le : 05/01/2014] [Entrée mise à jour le : 05/01/2014] [Entrée mise à jour le : 05/01/2014] [Entrée mise à jour le : 05/01/2014] Où Sarah découvre la monotonie d'être vampire et cherche un moyen de lever la malédiction.

Journal de Sarah Blomstein - Partie 3

Où Sarah découvre la monotonie d'être vampire.

J'en avais marre de faire Vampire même si c'était plus distrayant que le management.
Tuer des gens et leur sucer le sang.
Ne pas les tuer et leur sucer le sang et les transformer en vampires.
C'était comme une drogue il fallait augmenter les doses chaque nuit. Je commençais à être écourée par le gout la texture de l'hemoglobine.  
Le jeu devenait monotone et dangereux.
Si personne ne me prenait en plein jour pour me tuer d'un classique pieu enfoncé dans le coeur.
Bref si personne ne m'attrapait j'en avais pour l'éternité. Ca me semblait long.
L'Eternité? Une vie de morte vivante jusqu'à la fin des temps. J'avais espérée mieux quand j'allais au CP.

Petit tracas de la vie d'une vampire.

Vampire est une vie ou les rapports sociaux sont très très limités. Tu ne fréquentes que les noctambules, les somnambules etc.Sur Paris les cinémas permanents 24 heures sur 24 c'était terminé depuis bien longtemps. Les boites de nuits j'en pouvais plus! Ma bande n’arrêtait pas de grandir.
Se déplacer en masse avec des cercueils est un mode de transport que je ne conseillerais à personne.
Et les gens nous détestaient. Le bon coté : On semait la terreur. Bang bang t'es mort! Montre moi ton cou.  Certaines filles me prenaient pour une violeuse perverse. Je ne pouvais m’empêcher de caresser leurs cheveux soyeux. De les embrasser avec passion et de les mordre.
Ah sentir la vie qui les abandonne.. Et me délecter de leur mort. Le sang j'en avais des fois ras le bol. Je le recrachais mais alors je devais m'aliter jusqu'à ce que je trouve un matou, un gros rat a me mettre sous la dent. Le sang des autres une substance vitale pour moi.
Pauvre Sarah te voilà dans de beaux draps.
Ah les mordiller dans un sein comme on croque une pomme verte. Les mecs m’intéressaient de moins en moins. Je ne sentais que peau rugueuse et odeur de rat mort. Je réalisais que je sombrais dans des crises de paranoïa de plus en plus violentes. Elles  échappaient à tout contrôle. Oui J'étais surement perverse et cruelle.
- EH mec tu pourrais me faire le plein de super ? Non non pas de gazoline! ton sang me suffira.
Et je poussais un hurlement.
Les garagistes tombaient direct dans les pommes avant que j'ai le temps de mordre. Moi je cherchais surtout la carotide l'endroit ou la peau s'enfonce toute seule. Et faut pas croire des films comme Rosemary's baby. Je n'aurai jamais de petits minots et même si ...je mettrais quoi dans son biberon?

Je ne comptais plus sur Ivan. J'avais pas eu de ses nouvelles. Rien. Nada. Pas un petit SMS. Ah ces mecs! J'avais fais un croix dessus. Plutôt j'avais tiré un trait.
Les croix me portent malheur.
Et comme tout vampire je ne voyais plus mon reflet dans le miroir. Avec le temps et malgré l'habitude j'avais une de ces coupes de cheveux. Coiffée avec un pétard mais en bien pire encore! Cheveux hirsutes emmêles. C'était la jungle ma coupe de cheveux. Je ne pouvais pas me faire coiffer le jour. Alors je me faisais livrer un coiffeur de nuit.
J'avais pas à les payer. La transaction se faisait si on peut dire "en liquide".
Mais je ne pouvais pas abuser de ce système.
Une jeune fille bien élevée ne fait venir en pleine nuit un coiffeur. J'avais le teint blafard. Tchao bye bye les bains de soleil.
Certains coiffeurs étaient mignons. Je les invitais dans mon lit.  Je les prenais dans mes bras et parfois dans ma bouche .... Juste avant de les croquer. 
Et oui j'étais devenue si cruelle que cela m'épouvantais.

Brêve rencontre


Un soir j'ai rencontré un mec bizarre dans une boite. Un vieux - Très vieux. Il m'a dit qu'il était écrivain mais pas encore connu. 
- Faut que tu te dépêches avant de mourir de vieillesse,
je lui ai balancé dans les gencives en riant comme une folle.
IL m'a raconté sa vie pathétique de drogué ce qui m'a permit de constater qu'il lui restait plus beaucoup de dents.
Quel baratineur!
IL a commencé a me draguer trop pressé de me glisser dans son lit.
Voyant que j'hésitais, Il a ajouté que si Il racontait mon histoire de Vampires "dans un livre" ça pourrait me libérer des forces du mal. Tu parles. J'avais rencontré le bluffeur de ma vie. IL s'était soit disant pendu suite à un malentendu ( Glups) mais dieu avait accompli un miracle et lui avait donné une seconde chance.
"Pas de seconde chance pour les morts"! J'ai pensé... Mais son histoire, plutôt tirée par les cheveux, avait des aspects "curieux" - J'avais l'impression d'en faire partie. Ca me tournait dans la tête me filait la migraine. Il me fallait un peu de sang ou un double Aspro. Ou les deux mais pas simultanément.
Il m'a filé son nom "Claude de Von Burztyn de Larriboisière", un truc comme ça. Et ne pas hésiter à l’appeler.
Bien sur toquard ! compte la dessus. Mais je lui ai rien dit.
Je ne sais pas ce qui m'a retenu de lui faire deux trous rouges dans le cou qu'il comprenne "vraiment" sa douleur.
Peut être est-ce l'aube qui pointait le bout de son nez.
Ou quelque chose de plus horrible.
Etait-ce lui qui m'avait initié aux vampirisme? Je croyais que c'était ce taré de Blakul.
J'ai gardé son numéro de télephone à cause de son histoire bizarre de pendu qui croisait peut être la mienne.

Essayons d'être logique : trouver une sortie honorable


Si je mettais quelqu'un d'autre dans mon cerceuil je reviendrai peut être à la vie.
Quelqu'un de très de très méchant de recherché de considéré comme le maitre des vampires: Dracula Ou alors ce salaud de VanHesling ce jeune nazi qui se prétend docteur en sciences occultes. Que ça marche ou pas...je ne courre aucun risque.
Ou que je fasse une vraie bonne action sans arrière pensée de récompense ?
Impossible.
Si je pendais à nouveau ce Von Burztyn, l'univers continuerait à tourner et qui sait je pourrais peut être m'en tirer.
Fallait que je consulte vite mon livre de référence sur les "vampires ou comment en sortir".
Ou alors que je renaisse dans la peau d'une femme normale - OK faudrait que je me transforme en gouttes de sperme que je change mon ADN, retirer le chromosome "damné" - Je ne savais pas du tout comment faire.
Et après comment m'introduire?
Et après comment féconder?
Et renaitre. Et que dirait la maman?
Est ce que c'était remboursé par la sécu?
Changer le sang en sperme - Carrément de l'alchimie comme faire de l'or avec du formica. Et fallait que je sois un bébé fille.
Remonter le temps?
Trop de pistes.
Je ne vois plus rien. Voici l'aveugle de service
Pourtant lors de l'illumination cela m'est apparu en clair puis sorti de le tête.
Juste avant l'aube j'ai la tête vide.
Je me sens vieille et fatiguée après ces nuits d'errance,
de débauche.
Juste avant l'aube mes dents sont élimées, émoussées ... Comme si elles ont rétrécis.
Je suis fatiguée de tuer, de me trimballer avec toute "ma" bande.
Juste avant l'aube je voudrais ne plus être seule - et prendre une bonne douche. Et me coucher et puis dormir sans fin près de mon bien aimé.
Juste avant l'aube je voudrais redevenir un petite fille qui joue aux échecs et à la poupée.
Une petite fille avec des parents gentils sans le comte Blakul.
Juste avant l'aube j'aperçois le brouillard fatal qui livrera mon âme au diable.
Vivement ce soir!

( A suivre)

Clodb Cnash Copyletf 2014 to Rafi Clemz Bluejbop 4 janvier 17:37




 

 
      
27/12/2013 16:50

⇑ Sarah Blomstein partie 2 - Vampire? c'est pas une vie...

tags : Vampires, rêves, tranquilisants, sarah petite fille, flash back, Ivan, blakul

[Entrée mise à jour le : 12/06/2014] [Entrée mise à jour le : 12/06/2014] [Entrée mise à jour le : 11/01/2014] [Entrée mise à jour le : 04/01/2014] [Entrée mise à jour le : 03/01/2014] [Entrée mise à jour le : 03/01/2014] Vampire c'est pas une vie. Texte completement - Tres largement remanié pour mieux y accrocher la partie 3. Le ton se veut plus leger moins lugubre voire ( c'est le defi) drole. On devrait pouvoir le lire à une grande tante malade....mais pas trop.


Journal de Sarah Blomstein
Partie 2  Vampire? C’est pas une vie ...

 

Je commençais ma vie de vampire comme on empreinte un couloir souterrain à peine éclairé.

Mes journées de sommeil étaient peuplées de cauchemars. IL m'arrivait de regretter la petite fille que j'avais été. A 10 ans j'étais souriante et enjouée et aussi  un peu mutine mais sans méchanceté. Je me revoyais peignant les cheveux de ma poupée. Observant notre reflet dans le miroir de la salle de bain. Mon père me terrorisait. Ma maman se gavait de tranquillisants. J'avais lu dans un gros livre que tous les médicaments qu'elle avalait ….Ces "pilules contre la terreur" étaient des psychotropes.
Le mot était compliqué. Il voulait surtout dire que toutes ces pilules modifiaient le comportement. Elles émoussaient la peine la douleur les remords et les chagrins trop lourds à porter.
Ces médicaments dont le nom se terminait par "ium" comme valium, librium ou en "ax" comme xanax ou en "al" comme gardénal etc. Ces médicaments promettaient un sommeil lourd et sans rêves.

Exactement ce que j'avais besoin.

A l'age de 12 ou 13 ans je décidais d'être pharmacienne ou gardienne de phare et aussi de passer un master de management..
Les enfants ne décident pas de devenir vampire. De se nourrir de sang humain et de donner leur âme au diable dont le représentant à B* était Monsieur Alfred de Blakul.
Notre maison lui appartenait.
Chaque battement de mon cœur était parait-il sa propriété exclusive.
Il avait de grands projets pour moi. IL me dégouttait. Grand et décharné Il gesticulait tel un arbre déraciné pris dans la tempête. Il sentait l'ail, le patchouli et le bouillon de poule.
Beurk.

En attendant son heure Blakul m'a confié à mon père, cet individu répugnant et brutal.
Laid comme le croisement d'un singe du Yémen et d'une chauve souris hongroise, mon père venait me voir dans ma chambre. IL me frappait, me blessait et me torturait.
Le mur se couvrit de taches de sang séchées. Et Il me faisait des choses qu'un père ne fait pas a son enfant.
Je n'ai que des souvenirs douloureux. Mais jamais il n'osa toucher à ma virginité.
J'aurais du le tuer. Je connaissais les rudiments de la télékinésie. Je pouvais jeter et faire voler des objets et aussi provoquer des « catastrophes » comme une crise cardiaque. J'avais le pouvoir de faire dérailler un train, un enterrement, une messe de minuit. Rien ni personne ne pourrait m’arrêter.

Blakul passait me voir chaque nuit. IL voulait faire de moi sa chose. Je ne trouvais pas ça excitant. Je baillais d’ennui sauf quand (rarement) il me faisait léviter.
Là oui c'était le kif.
Des fois Il me laisser voler de nuit dans un nuage de chauve-souris. Elles avaient peur de moi.
Me suivaient de très près. Elles chantaient de si belles mélodies se laissaient porter par les vent.


Ivan


J'ai rencontré un docteur. Je lui expliquais mes peurs de l'avenir, mes terreurs, les histoires avec mon papa et Blakul et mes dents si aiguisées! Elles continuaient de pousser la nuit. Le médecin était un slave prénommé Ivan.
Il a promit de m'aider.

Je sentais que je l'attirais mais pas de façon sale ou diabolique.
Jamais il ne me toucha sauf quand je lui demandais.

Ivan était toujours très délicat.
Pour les besoins de la thérapie je ne l’ai pas mordu dans le cou.
Je ne lui ai pas fait pousser des dents pointues.
Je ne le sentais pas prêt pas assez mature. Je l’encourageais à rencontrer d’autres filles.
IL n’y connaissait rien en filles!
Et Il était plus que nul en «théorie et pratique du Vampirisme». Un livre du XVI ième siècle écrit en grec et en gallo-romain par un collectif de moines trappistes  sous l’autorité de Monseigneur de Vilnius. The Ultimate Reference! $9.99 Buy now
Le médecin était attiré par l'océan glacé de mes yeux d'enfant.
-  Enfant-sorcière hein? Je lui fis remarquer. A la fin de l’année je passe mon ADV,«Authentique diplôme de Vampire»,  avec droit d’exercer en libéral sur toute la terre jusqu’aux fonds des mers, jusqu’aux sommets des plus hautes montagnes.
L’océan glacé de mes yeux? Ah les mecs!
Ivan voulait réchauffer l’océan. En faire une mer paradisiaque ou irait se plonger les innocents. Les âmes libres délivrées des forces du mal.
On peut dire qu’Ivan était une sorte d'idéaliste. «Me sauver comme une enfant qui se trouve dans les griffes du diable». Je ne voulais pas le décourager mais la solution ne se trouverait pas dans l’océan et je ne savais plus bien de quoi j’avais envie.
Je n'avais pas encore 15 ans quand Ivan disparut de ma vie. Je ne peux garantir que les dates sont correctes. Je tente de ré-assembler a partir de notes prises ici ou là. Je me lance dans le "reverse engineering", d'après ce fou d'Ivan.


IL me laissa une longue lettre m'expliquant qu'on devrait se battre contre des forces trop puissantes . Il fallait se préparer. Remplir le formulaire 42/830F65789. Là Ivan avait raison y longtemps qu'on aurait du le signer ce formulaire!
Ivan n'était pas assez entrainé (mais par qui?) pour se battre contre le diable et  dracula qui se cachait sous le nom ridicule de Blakul. Quand on s’appelle comme ça Il faut s’attendre a des jeux de mots de pas très bon gout.

Ivan me promit qu'il reviendrait me chercher.
Une fois qu'il aurait terminé son cursus:
Un tronc commun général.
Et passer son diplôme de parachutiste.
Et soutenir son doctorat en théologie et hématologie.
Dans 10 ans on commencerait à voir la bout du tunnel

A la tombée du jour quand je me réveillais en quête de sang frais, je me rappelais encore parfaitement du rêve. Les vampires sont insensibles aux tranquillisants. Ah ces idéalistes ! J’attendrais mais chaque jour je risquais ma vie, la mort ignoble un pieu enfoncé dans le cœur. La mort pour toujours.
Et Blakul ou Dracula je le sentais  voulait m’incorporer a sa troupe de courtisans.qui me tournaient autours comme si j’étais une dinde au marrons.
Et soudain j’eu une idée une illumination qui pourrait peut être me sortir de tout ce pétrin.

.
(A suivre dans la partie 3)

Clodb Claude Bourstyn cnash Copyleft 0421 to Rafi, Clemence, Claro, Dr Jeckill


 

   

  

 

 

 

24/12/2013 17:48

⇑ Journal de Sarah Blomstein

tags : Noel, sang, drogue, morale quelle morale, vampires, dracula

[Entrée mise à jour le : 12/06/2014] [Entrée mise à jour le : 12/06/2014] [Entrée mise à jour le : 12/06/2014] [Entrée mise à jour le : 24/12/2013] Suite de "homme qui aimait caresser les jeunes filles"

Journal de Sarah Blomstein

 

Noel 2006

 

Aujourdhui je fête mes 18 ans. Je n'ai rien pu organiser. Mes parents me trouvent trop «provocatrice».

Un jour mon père m'a traité de salope. Je lui ai balancé un verre de vin à la figure en hurlant: "Ceci est ton sang espèce d'impuissant". C'est sorti tout seul. Ah c'était pas longtemps avant Noel.

Il neigeait une boue visqueuse qui sentait comme dans les églises. Refuser dieu ou juste ne pas y croire et j'étais marginalisée. Mes parents me méprisaient. Dans le rue on me montait volontiers du doigt. On me traitait de sorcière et aussi de salope. On m'accusait de faire commerce avec le diable. J'avais cette impression unique de ne pas vivre en 2006 mais plutot au moyen age - Époque des croisades. Celle de Richard Coeur de Lyon, de Robin des bois, celle d'Ivanohé, du chevalier noir et du jugement de dieu et de Rebecca.
De ne pas vivre à la bonne époque. Pourtant ça me dérangeait pas de regarder un DVD ou de télécharger un film sur ce réseau magique "Internet" associé aux services Web. Ce soir je regarde en boucle "Carrie". La version avec Sissy Spacek. Qu'est ce j'aimerais coucher avec elle. On se roulerait des joints et on se caresserait. Et après on se roulerait encore des joints. Et on boirait de la vodka. C'est bien meilleurs que l'hostie. J'ai 18 Ans. Mon anniversaire tombe toujours à Noel. Je suis désespérée cher journal car je suis encore vierge. J'ai hâte de nouvelles sensations.
Des fois je joue à la sorcière. Je me déshabille et je me caresse jusque à en gémir de plaisir.

Un jour le curé m'a effleuré les seins. Il a de trop beaux yeux. Qui sait c'est peut être le diable. Je l'ai laissé me tripoter. Et d'un coup j'étais sur lui à l'embrasser de partout. IL m'a repoussé. Ses yeux se sont vidés. Son visage s'est rétrécit. Et aussi le truc qui se balance entre ses jambes. IL croit surement que je ne sais pas ce que c'est.

J'ai sorti mon opinel et je lui ai crevé un œil.
J'avais 16 ans. On m'a retiré de l'école. J'ai vu de faux médecins qui ne pensaient qu'à me peloter. Mes parents m'ont abandonnée. Je les ai maudits.
ILs sont morts peu après dans un accident de voiture.
Et ILs sont revenus à la vie.
Me demandez pas comment. Un de ces sales cauchemars que je fais quand Noel approche.
Sauf que j'ai eu hyper mal aux dents. Je pouvais presque les sentir pousser dans le noir. Toutes pointues et bien aiguisées.

Je les ai caressées.

C'était très agréable.

Oui j'ai pensé à Vampire mais j'aime pas "twilight" ces séries débiles pour ados attardés.

Sur une site de vente de vieux bouquins je me suis dégotté "Dracula" de Bram Stocker.
La vraie histoire quoi! On aurait dit le portrait de Dorian Gray mais en beaucoup plus effrayant. J'ai flippé quand je me suis immergée dans le journal de "Mina Harker". Je sentais une transformation de toutes mes cellules sans savoir ce que c'était.

Les garçons sont des incultes. Tout juste bons pour les travaux des champs. Je suis sure qu'ils ne connaissent rien aux filles. Ils ne savent pas comment on fonctionne.

Ne connaissent pas Stephen King, l'Arthur Rimbaud des filles perdues. Je me perds tout le temps. Je me perds dans la rue, dans l'autobus, je me perds dans les étoiles, je me perds dans une goutte de sang et je me perds quand j'ai mes règles.

Quand on me fait une prise de sang je sens que je vais mourir.

Tout a basculé une tiède soirée d'automne. Le chat m'a griffé. Pourtant je l'adorais mon minou. Il m'a griffé méchamment. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Je l'ai pris par le cou et il est devenu silencieux. Je l'ai mordu juste à la gorge et son sang a coulé dans ma bouche.
Ouah c'était si bon que j'ai flashé à mort. J'avais jamais été aussi bien. J'avais vaguement entendu parler de drogues dures et d'injection ou de "shoot".
Avec le sang j'ai découvert la drogue dure qui me conviendrait à jamais. Le gout était exquis.

Je pouvais percevoir de nouvelles dimensions. Une toute nouvelle façon de jouir. Couverte de sang je riais de plaisir.

Mais ce genre de plaisir peut être dangereux. Je me suis vite accrochée. Il m'en fallait toujours plus. Je ne supportais plus la lumière du jour. Je me suis acheté des lunettes noires et j'ai commencé a fréquenter des hippies des punks. Les mecs me tombaient dans les bras surtout défoncés au shit. Et les filles aussi.

Je m'en fichais faire l'amour n'était plus si important.

Je buvais jusqu'à la dernière goutte de leur sang et j'arrivais a ne plus les tuer. ILs devenaient tout comme moi (des vampires). On formait une sacrée bande. On écumait les boites de nuits et on roupillait le jour près de la basilique de Saint Denis.

J'ai fais des expériences heroine, cocaine mais c'était jamais aussi fort que le sang.

LE SANG.

Au revoir cher journal

IL me reste a rencontrer le Comte - Dracula himself on dit aussi Nosferatu. J'ai un peu peur. IL peut me faire bruler a petit feu et m'avaler comme une brochette. Il a un petit faible pour les vierges ( rumeurs comment stopper une rumeur?).

    ClaudeB Cleft to RAfi Clemz2013 allr rights

19/12/2013 17:44

⇑ En direct de Pluton

tags : Conte de noel atypique

[Entrée mise à jour le : 21/12/2013] [Entrée mise à jour le : 19/12/2013] [Entrée mise à jour le : 19/12/2013]


Mercredi : La lettre


 

Il pense "si je m'endors, si j'arrête d'écrire. Si je me couche, je ne me réveillerai jamais plus". Est ce que cela ressemble à ça? La fin de toute chose. ?
Mon corps aujourd’hui si leger. On y jettera un peu de terre. Mais avant penser à me fermer les yeux. Aux derniers instants en ce monde Je n'arrive pas à "Te" laisser entrer. De ma vie je n'ai jamais eu de visions même défoncé au speed ou au LSD.
Le divin ne m'a jamais effleuré même de loin. Lors de ma première visite a Jerusalem, en 1978, je n'ai ressenti aucun déclic religieux. J'ai juste contemplé une ville trop belle pour exister.
J’ai contemplé les juifs religieux gesticulants près du mur et juste au dessus le toit doré d’une mosquée. Je me suis laissé aller à l’appel du Muezzin mais entre moi et eux: les religieux. Entre eux et moi Il ne se passerait jamais rien et je m’en suis senti d’autant plus libre. Tout en bas j’ai vu une fille se faire sermonner parce que sa robe était trop courte. Et j’ai eu envie de l’embrasser.
Tout serait donc matière. Electrons, mécanique quantique et l'univers ne peut pas être un ensemble fini.
Derrière la pancarte "Fin de l'univers" Il y a forcément de l'espace courbe ou en trou noir peu importe. C’est jamais la fin pour l’univers.
A cette heure  je ne trouverai personne pour m'aider.
Personne pour nettoyer la chambre. Chasser les odeurs. Les senteurs acres, le froid piquant. Décembre disloqué est allongé sur un tas de feuilles mortes.

Et Timy le petit hérisson est mort ce matin.

Dévoré par des mouches, des petits verts. Cela me rend triste et stupide.
Il m'aurait suffit de faire quelques gestes élémentaires. Lui trouver une maison en carton pour la nuit. Lui donner un peu de croquettes pour chats, de l'eau.
Sur le net j'ai préféré suivre les conseils:
"C'est un animal sauvage. Laisse le se débrouiller seul". Je l'ai laissé. solution de facilité.
La nature dans son infinie brutalité a tranché.

Il a été dévoré vivant.

J'avoue que c'est pas terrible comme conte de Noel. 

 

Jeudi : "Le regard fixé sur un éclat de ciel"

 

Il se réveille à 10H45 les radiateurs sont brulants.

IL a les lèvres bleues gercées et a perdu une dent cette nuit. Chasser ce sale gout de métal dans la bouche. C'est terminé. Il faut que je trouve la force (me laver et mettre des vêtements propres) .A quoi bon?
J'ai peur. End of the night end of the night. Changer d'hotel ne servira ...(illisible raturé en rouge)... . Elle arrive. Ses couteaux sont bien ... Elle me regardera étouffer dans mon propre sang. Ses yeux seront dorés et son parfum opiacé. Nos corps enlacés ne feront plus qu’un.
J'ai un poignard bédoin en acier trempé. La lame est droite.Courte et rectiligne. Ce n'est pas une antiquité. Un objet pour couper trancher. Tuer. Eliminer un danger. Une fois que tu es bien décidé. Je ne suis jamais servi de ce poignard un peu trop beau. Je ne m'en servirai jamais. Je n'ai rien d'un tueur. Mes textes violents ne sont rien d'autre qu'un peu de provocation - De mise en scène. De simulations parfois limites. Juste des mots des mots.

Ce n'est pas un objet exotique aux formes tarabiscotées qu'on achète au bazar pour décorer. Il tient bien dans la main. Faute d'entretien la lame est piquée de rouille. Je pourrais me cacher et frapper le premier. J'analyse la situation de sang froid. Elle me remplit de terreur.
Et toi la vie pourquoi veux tu m'abandonner sans un regard. Sans un souffle.

Et toi la mort n'as-tu pas un autre amant à visiter?
Si tu veux passe plutôt demain laisse moi au moins le temps de visiter le quartier juif de Prague. Et toi que j'ai tant aimée ….Ton regard est comme fixé sur un éclat de ciel.

Dimanche matin: Entre Pluton et la Terre

 

Les policiers l'ont trouvé dans le coffre d'une voiture volée. Au moins 3 jours qu'il est mort. L'autopsie en dira un peu plus long. IL a un billet d'avion Aller retour pour Prague avec écrit "Ti sale con" au feutre rouge. L'inspecteur X. trouve que ça manque un peu d'imagination. L'individu ou la créature ne porte pas de papiers. La lettre trainait sur le siège conducteur roulée en boule. Elle n'est pas signée ni terminée. "Et toi que j'ai tant aimée" est entouré au feutre rouge avec la mention "ge sale con". Le reste est illisible ou raturé de taches de feutre rouge. Une fois roulée en boule le feutre a coulé. Il s'est étalé dans une dispersion aléatoire masquant toute interprétation.

La lettre est sale mais on n'y trouve de vagues traces de doigts ou de griffes. La DGSE fait la pression. Le mort aurait été un élément peu fiable, dépressif et spécialiste de «rien».

De rien? Enfin quelque chose d'important!
L'inspecteur X. pense qu'une fois de plus "les services" se foutent de la gueule du monde et sont payés a ne rien faire. "yeux et éclat de ciel" est un ultime appel au secours c'est évident. Un code, un relai, un signal. IL allume une nouvelle cigarette et pense déjà à sa prochaine mission. Garde du corps d'izznobad celui qui ne savait pas vraiment ce qu'il voulait faire. Etre ou ne pas être izznogood qui soit dit en passant ne sera jamais calife. Se reconvertir en téléphone portable et se faire vendre à une fille excentrique qui le caressera toute la journée. Ca y est, cette fois, X. est déconcentré.

X. a vu le jour entre Pluton et la terre dans un  vaisseau de troisième génération.

Ca a formé sa jeunesse.

Il est imbattable à la bataille navale en 4D. Sa carapace est vert fluo mais il a mis un masque de terrien pour éviter un effet de panique à la Fantômas.

Il a du télévisionner des vieux films de Fantômas avec Louis de Funès etJean Marais : Un exercice de bizutage inutile et sadique dont sont friands les plutoniens.
Il du voir aussi des floppées de Twilight Zone et de Starstrek.

Selon X. : un humain avec des oreilles pointues reste toujours un humain.

On lui a donné une autre série de films à visionner et à "répéter par coeur": Blade Runner, Alien( les 4), Starwars (les 6), X-men (Les 64) etc.
L'inspecteur X. n'est pas tombé amoureux de la femme morte de Dark Vador.
Mais une des X-men lui a tapé dans l'œil. Celle qui a une trop belle peau verte.

X.. se dit que "Prague" doit certainement être un fruit comme les pamplemousses. Les quartiers de pamplemousse. Oui salement tiré par les cheveux pour un peu Il en arracherait sa perruque. Juif est peut être une couleur? Une saveur? On ne l'a pas débriefé.
Prague est inscrit sur un billet d'avion.
L'inspecteur "sait" que les avions ne voyagent pas de fruits en fruits.
Mais Il rate encore certaines associations d'idées. IL lui manque des données. Il a été initié trop vite "au centre"  GamalAq12 de NextNarita.
Ensuite on l'a parachuté direct au commissariat du 5ième à Paris.

Sa formation et son potentiel devrait combler très vite ces "erreurs" de configuration.

L'enquête s'annonce difficile. 10H00 du matin et Il se les gèle en attendant le légiste.

X. règle sa climatisation sur 28 degrés.5 et se sent déjà mieux. «Un éclat de ciel»? Mais tout lui échappe dans cette foutue affaire! Passer un coup de fil au centre de contrôle de Vénus 2?
Non mauvaise idée. Les vénusiens sont relous. X. ne les supporte plus depuis une sombre histoire dont on ne causera pas.
Alors vers qui vers quoi se tourner. X. connait une cabine de téléphone secrète à Notre dame de Paris. Rien à voir avec le code Da vinci ou kasimodo. La cabine se trouve au niveau moins 27 sans ascenceur.

 

( A suivre en décalé)

Cnash Clodb le 19 décembre 2013 Copyleft to Rafi Phil Claire Clemz