Blog de Cnash

22/11/2012 17:12

…Au commencement était le Speed

tags : Speed, premiers fixes, hallucinations, flash, suicide, Velvet underground

…Au commencement était le Speed, un psychotonique dérivé des amphétamines- Début des années 70.



J‘ai bien été a Tijuana mais n‘y ai pas pris de speed.   A Big, @L. queen of the msn, Turtle Jico,  Cynok, Blue, Clmzn, Claro567, Phil, Jico, Joan, jmarc, H, etc. J’ai commencé a prendre du speed puis de l’heroine et du speed. Le Texte sur l’heroine peut sembler en contradiction. Chaque texte a sa logique propre. J’assume ces contradictions. J’ai du travaillé de mémoire, j’ai interviewé PhilL mon mentor. J’ai ajouté quelques éléments de fiction sur des détails mineurs. Le speed en injection c’est trop bien mais ça tue.  En 2012 on peut réduire les risques. Il y le net, et bcp d’ associations et sur le  web  plein d’informations.
Le speed est  une course contre la  contre la mort, la folie, la déchéance. A ce jeu très peu d’entre nous ont résisté.
Ce n’est que mon avis.  ClodB.

"Faster, faster, until the thrill of speed overcomes the fear of death."

(Hunter S. Thompson)

Le speed ?

 Une fois que tu as bien réfléchis. Les premiers shoots tracent la route : A travers le désert du Mexique jusqu’à  Tijuana city. L’entrée dans le tiers monde est rapide et brutale. Des enfants sales te suivent. Ils courent vite sur leurs petites jambes
Ils ont faim.
Speed pour moins de 10 dollars….


 Prologue en noir pour Jm et sa copine D.


Route des indes ...
1970? - Un couple d'amis est revenu des Indes depuis peu. Ils habitent à moins de 500 mêtres de chez moi dans le petit pavillon d’une  grand-mère qui n’avait pas été refait. Au mur de vieilles photos de mariage côtoient des posters psychédéliques.
Des hippies qui touchent aux drogues dures,  et qui mélangent un peu tout  – :
Jm et son amoureuse D. Dans leurs yeux danse une étrange lueur... Une lumière qui intime le silence.
Qu'ont ils vus "la bas" pour se suicider dans la nuit? 
Moins de 50 ans a eux deux. Peu importe les drogues qu’ils prenaient ou pas.  

Ils ont ouvert le gaz.  Ils ont fermé les volets et rajouté des couvertures, des bâches en plastiques  pour être sur que l’air n’entre pas. 
On a retrouvé une lettre d’eux  ( Tout ça je l’ai su bcp plus tard).   
Je n’ai jamais lu cette lettre. Je sais juste qu'elle a existé.
 
Je suis passé les voir vers 19H00 suis reparti une heure plus tard,  sans me douter que je ne les reverrai jamais.
Le lendemain ou  le surlendemain,  j’ai appris qu’ils étaient morts.   Je ne réalisais pas. Je me disais qu’ils s’aimaient assez fort pour ne pas faire ce genre de connerie.  Un suicide avec préméditation ? La veille au soir quand on s’est dit au revoir Ils avaient déjà pris leur décision ? …. Et ça tournait dans ma tête…. POURQUOI ?  Ont-ils fait ça par amour ou par crainte de vieillir ?  Ou à cause de ce voyage sur la route des Indes ?
Morts ? J’arrivais pas à y croire.  Je venais de commencer à me fixer mais à aucun moment je n’ai associé le speed avec leur suicide.   
Morts dans la nuit ? Je repoussais cette  vérité.  
Le jour de l’enterrement. J'ai avalé du Ricard pur et je me suis injecté un peu de speed. Je n'aurais pas eu le courage d'assister à leurs funérailles.
 Un matin de février, j'ai serré la main de la famille complètement effondrée
En quête de réponses.  
Avide d'une fausse vérité, de n'importe quel mensonge qui atténuerait leur douleur.
Je n'ai pas su trouver les mots.
Ce n'est pas faute d'avoir essayé  
J'ai jeté une fleur dans un trou noir 
Cette triste histoire est le seul cas de suicide auquel j’ai été confronté.
Mais Jm et D furent les premiers à disparaitre en ce début froid et glacial des années 70.  

1970 à 1972  Gxgny 93  
On planait comme des cerfs volants et le vent soufflait en rafale …  


Amphé, méthédrine, pervitin le plus souvent Je l’ai su des le début. Je ne  pourrai pas en prendre longtemps a cause des palpitations. Elles me clouaient au sol.
Apres le speed me laminait mais c’était un vrai bonheur. Manque de sommeil, je saute tous les repas ou presque, j’essaye de boire beaucoup. Comme si l’eau avait des vertus anti toxiques voire  archi fantastiques. Le speed d’un coté et de l’autre l’eau.  Le speed est tellement fort. Quelques gouttes d’eau n’y changeront rien.
A ce rythme ca ne pourra pas durer longtemps.

 
Tous les débuts sont difficiles  

Au début après le fixe je restais parfois allongé une heure. Phil et Jico se foutaient de ma gueule. J'avais des sueurs froides.
Je pensais crises cardiaques mort - DCD  J‘étais très jeune et flippé à mort. Ce n’était que le reflet de ma peur. Je m’étais  jamais shooté et je commençais "full speed." Le grand jeu. J’avais 20 ans et je coulais à pic. Les palpitations?  Elles se calmaient jusqu' a ce que je plane. Alors  je rejoignais le reste du groupe. Phil et Jico. Le noyau dur.
Je continuais à me shooter. Le tendance s’est inversée. L’angoisse baissait à chaque nouveau fixe de speed. Petit à petit je me suis habitué et j’ai  décollé à Mac 2.

Speed Again : the backtrack

Le speed accentue toutes les sensations, les vibrations bonnes ou mauvaises,  amplifie le meilleurs et le pire. Le paradis et les flammes de l’enfer.  La haine, l’amour..  L’amitié scellait la cohérence de notre petit club. Que j’appelle des fois La Bande de 68 (LB1968)  alors qu’on s’est rencontrés deux ans plus tard. 1970.   

Velvet underground


Couloirs.
Je cavale dans un couloir de velours souterrain
Si il faisait froid tu étais gelé.
Lorsqu'il faisait chaud tu brulais.  
Les flammes te dévoraient.  Le gout du sang dans ma bouche sur ma langue.
Un conte gothique sauf qu’on croyait que c’ était pour de vrai.
La nuit des prisonniers hurlaient appelaient leur mère ou Dracula ou la petite princesse des cimetières.       
Peur et excitation.
Aucune trace d’amour.
Amitié
Erotisme fantastique. Coups de fouets simulés Fantasmes On n’était pas maso ou c’était inconscient Encore moins sadiques.
Mais on était  murs pour le premier Velvet Underground.  
Velvet : ce groupe qui proclamait ostensiblement que l'Héroïne était la seule façon de vivre et de mourir. De planer et de souffrir.
Lou Reed et ses cops carburait au speed. Bon je n'ai jamais pu le vérifier. Ca  semblait si évident. Les titres du premier album-  blanc, étaient saturés,  chargés a mort de speed
Run run Run
There she goes again.
Waiting for the man
Heroin ? Du pur cristal.
Quand la bouteille explose dans European' son avant le fracas des guitares Lou reed Sterling Morrison et John Cale ... Speed à l'etat pur,  presque sauvage ...
Black angel's death song
Pas un seul morceau à jeter ! C'est la première fois que j'entends ce son. Vite un autre fixe... Que des diamants qui donnent le frisson.  Ca va trop vite: le speed fait tourner les murs.
Le chaos. Un fixe de plus –    Zut un nuage de sang me cache le soleil.

Lou Reed : on se fait les premiers concerts  jusqu’à rock roll animal. On y va défoncé mais pas trop. Au speed le dosage est très délicat. Tu crois que t’es à peine défoncé et le shoot d’après le paysage s’est transformé, tu vois la pluie tomber. Y a que toi qui la voit.   
Le concert du Bataclan est surement le plus émouvant. Première fois que Lou Reed est à Paris. Le Velvet est dissous mais c’est très récent. Il y a Nico et John cale, et «Waiting for the man” en accoustique, unpluggued –  Pas assez de places. A la sortie  des flics en ligne et des vitres brisées.
« Rock and roll animal »  à l’Olympia commence avec une heure de retard  Peut être plus.
Ambiance surchauffée. Le guitare de Steve Hunter fait taire la salle en 30 secondes…. Pour l’intro de Sweet Jane. Dans le fracas  des guitares, un super concert de hard rock,  mais manque  la touch of class, la fausse innocence  des premiers Velvet’s.
Ensuite Les premiers Lou reed. Transformer, et avant celui avec une pochette ou l’on voit un oiseau dans une rue de de NYC.
« Transformer » on l’écoute défoncé au speed.   On n’échappe pas au seul tube de Lou Reed, « Walk in the Wild side ».  « Berlin » est le dernier disque qu’on écoutera religieusement tous ensemble Jico phil et moi.  

La nuit et le jour   

On discutait surtout la nuit.  On sculptait des morceaux de bois avec une attention une concentration extrême. Au matin on jetait tout à la poubelle
Le jour on écoutait du rock on se refixait.  
MC5,  les Doors,  Televison, Les Stooges,  les disques électriques de Dylan, les Stones, Les Kings, Alice Cooper’s Telephone is ringing,   le 33 tours  avec une  pochette rouge et la tête d’un serpent. JJ Geils band,  Les Pretty things (LSDi), Pearl Before Swine, les Fugs, The Seeds, The Troggs, Question mark and the Mystery, Quick Silver Messenger Services,  CSN and Y, The Animals,  The Who, The Them – Gloria… Van Morrisson- Flaming Groovies, Eddie Cochran, Elvis Presley etc.
On remonte le temps,  on visite un passé inconnu….   
Wild Child (she’s a)
All Along The Watchtower,  par Jimmy Hendrix
All tomorrow parties
Kill for peace   
Highway 61 .rev (Al cooper orgue),
Gloria  
Sweet Jane
Wild things
20 century fox, my babe
Gene Vincent, Vince Taylor en cuir noir dans une boite de Striptease à Pigalle. Un chanteur KO.  Abruti de tranquillisants – un concert désespéré et maladroit
Vince taylor né trop tot ou trop tard. Be bop a Lula.  
Heartbeak hotel
Lost Highway
Dont be cruel
Pas de Jazz - on  le sait pas encore mais le Jazz c’est l’Héroïne.

Speed : The Lost highway


SPEED On savait que « la fin « viendrait vite.
sans retour en arrière. Par fin on pensait "fin de la drogue". Fin des injections qui dans notre ignorance ne pouvait être que le  speed.
Nous avions  l'impression de nous aventurer en territoire sauvage, vierge,  peuplé de dieux  cruels. Incendies,  pluie de cendres, la foudre ne nous aurait pas vivant. Nos marques sur les bras ressemblaient à des cratères bordés de rouge.
C‘était encore l’époque des expériences. Le double disque de  Jimmy Hendrix. « Cross down Traffic ».

On percevait l'héroïne comme une drogue de vieux,  une drogue de riche,  une drogue pas si dangereuse que ça!

Mars attaque - abscès au bras


En vérité, nous étions vraiment un concentré de naïveté.
Bons pour la casse ? Non.   
On a pris du speed pendant deux ans surement avec des breaks.
On a tous eu des problèmes physiques divers: Hépatites,  hallucinations, prisons, abcès au bras plus gros qu’une balle de ping pong.
- Il faut aller aux urgences ou crever! ordonne un toubib.
Des martiens descendent dans ton jardin …Impossible de les compter. Ils sont trop nombreux. Des petits hommes verts grimpent sur les rideaux mais je n’ai pas peur. J’en ai parlé a ma clean de sœur. J’ai décelé de l’étonnement puis de  la peur  dans son regard.
Encore à ce jour ca reste la meilleure défonce que j'ai jamais prise.
Tout n’était pas noir. On piquait des crises de rires à faire trembler les murs de Jericho.
On regardait la neige à  la TV.- le meilleur des programmes.
Associé aux meilleurs souvenirs.

1970 – 71- 1972- Speed limit zero

Speed : Avec Phil ou Jico ou les deux. Le speed se consomme en temps réel.  Ne se décrit pas. 30 ans après ne restent que des «snapshots » de  flashs,  des instantanés.
Speed : Toutes les situations sont plausibles et on fait vite n’importe quoi.  
Speed : Au début,  pour ce flash à chaque injection quand le speed cavale dans tes veines. Nous ne retrouverons  jamais – Plus jamais - cette sensation:  chair de poule et palpitations, excitation et  bonnes vibrations.  
Speed : On essaye de ne pas penser à l’avenir.
-    Quel avenir ? Le speed.
Speed : On pouvait discuter une nuit entière, le matin on remettait ça.
De quoi on discutait ? Surement de décrocher. Oui c’est cool quand on est Stoned.
Speed : A cette période quand j’étais seul je lisais un série noire dans la nuit.
Speed : Velours Souterrain - On écoute en boucle « Heroine », et ca nous semble  « normal ». je lui préfère « Venus in Furs », un morceau presque trop beau. Guitares violon tambourin et cette voix venue d’ailleurs.
J’étais troublé.
Speed: Je tombe amoureux. Une étudiante en droit à Assas.  Elle m’a gardé trois longs jours loin du speed. Loin des injections à répétitions.  Au bout de trois jours,  le speed cavale toujours dans mes veines. Je choisis la fuite en avant. La fuite vers le speed.  
Speed : On comprend les paroles de « Memphis Blues Again » ( « Blonde on Blonde »)  juste le temps du nuit très speedée. Au matin on a tout oublié. Pas tout : Il est question de Shakespeare qui marche dans une allée, d’un type bloqué a Mobile qui a le blues de Memphis, …
On le marque sur un bout de papier. Tout se perd dans le fixe suivant.
Speed : On perd les pédales très vite, les hallucinations commencent sans sommation… En provenance de l’espace.
Speed : Danger immédiat car on ne sait pas que c’est des hallucinations. La folie se profile à l’horizon Impossible d’arreter…. on vient juste de commencer.      
Speed : En injection mélangé avec du LSD – une défonce malsaine trop forte.  Impression d’être sous 3G  de gravité.  On traine notre désespoir,  près du canal de l’Ourq en attendant que ca passe, déprimés.
Speed: Le livre de W Burroughs Jr dévoré en quelques heures de speed. L’auteur décédera à 33 ans le foie éclaté.     
Speed : On partage les seringues – on ne chauffe pas l’eau. Toujours trop défoncés. Vite ! Trop pressés de se fixer : Speed
Speed : Si c’était de la musique ? « Waiting for the man”.   
Pour Jico c’est “ Break on through” des Doors  (Il a tout compris lui)  - Une fille nous persuade que c’est “Kill for peace” des Fugs  ou «Highway 61 rev » de Dylan. Prise de tête ! On ne la réinvitera plus. Elle a peut être raison….méfiance et parano.  
(Une séance de speed lui a suffit).
Speed : On a du faire autant de rêves éveillés qu’il existe d’étoiles.  
Speed : L’Eté, des nuits entières à se balader en Solex dans les rues de Gagny, de Villemomble, du Raincy (93),  autours du lac de Maison Blanche, etc.….  
Speed : Je descends à Cannes avec Jico,  chez un ex- drogué.
On squatte pendant un mois son appartement.  On se shoote en flux tendu, chaque jour. Les nuits, balades sur la plage ou dans des parcs à regarder les arbres pousser, les fleurs respirer, les palmiers déprimer, à respirer le parfum de fleurs inconnues.
Le matin on avale des jus d’oranges ou de pamplemousses…et on se refixe.   
Speed : Pour cacher nos marques  sur les bras - on s’enduit d’huile d’olive. Il faut être à la masse. Stone. On crame en temps réel car le soleil tape fort.
Les marques sont toujours visibles.

Speed  Accademy : Seconde année ? – on redouble tous


Un mois à Collioure avec Phil, nous sommes installés dans un mini-terrain de camping au cœur de la ville. On se shoote dans une petite tente malgré la chaleur et la promiscuité.
Speed : la nuit on se pose sur les rochers,  la mer est tiède et accueillante,  on écoute RMC international, sur un petit poste de radio, les Beachboys,  les Stones, Les chats sauvages,  Donovan, Simon and Garfunkel. Freewheeling de Dylan nous fait l’effet d’un disque très rock. Ah «Masters of wars »   et «Corina Corina”
RMC la seule station qu’on peut capter au  speed.    
Au matin on se baigne, l’eau est turquoise, des taches d’or se laissent porter par les vagues,  – on fait de la plongée avec masque et tuba. On découvre des poissons de toutes les couleurs du speed. (Les zombies ne font pas ça.)
Speed : on n’a plus qu’une seringue alors on la ménage – les pharmaciens ne veulent pas nous en vendre. L’aiguille se bouche. Se rebouche .  
Un médecin en vacances nous dépanne d’une seringue ou deux – c’est promis on fera attention…. demain.   
Speed : On maigrit de quelques kilos – On  est  bronzés, limite cramés.
Speed : Perplexes,  on mate des filles qui nous regardent perplexes …
Speed : Je reçois une lettre de rupture d’une fille dont je ne connais ni  le prénom ni le nom.  
Speed : En fait la lettre est  adressée à Phil mais lui aussi ne se rappelle pas.  
Speed : On rencontre un guitariste acoustique qui joue « Sweet Jane » et «Héroïne» à des touristes épouvantés qui s’éparpillent  dans la vieille ville.
Speed : Des atomes d’or et d’argent poussés par le vent,  forment une étrange suspension, juste avant d’être aspirés par l’obscurité à la vitesse du speed.
Des nuages noirs défilent à cent à l’heure - Se disloquent en accéléré.
Speed : Une  fille est allongée par terre, son sang coule dans le caniveau.  
Speed : Tellement de trous aux bras que je ne sais plus ou  planter l’aiguille. Là ou là ? Ca tourne vite dans ma petite tête. OK, « Là ».
Speed : On se shoote- on se re-shoote sans fin… Pas le temps de métaboliser un fixe que l’autre arrive. J’écris toute une  nuit. Le lendemain je balance le texte à la poubelle.
Sans aucun regret.
Speed : On confond le jour et la nuit. Danger.  
Les descentes sont vraiment terribles Manque total d'énergie, dépression nerveuse, crises de nerfs etc.
Speed : On écoute  « Squeeze » le dernier Velvet sans Lou Reed. Trop cool, alors que c’est le plus mauvais-  sauf au Speed.
On ne sait plus faire de différences.
Speed : On se shoote dans la voiture à Dam. Près de canaux dans une péniche immobile. Celle de notre dealer.    Speed,  le plus souvent caché dans la boite à gant. Pourquoi faire compliquer quand on se shoote du speed?  A Dam le speed coute moins de 10 euros/ gramme.
Speed : Ce mardi les martiens débarquent pour nous faire des piqûres.  On les attend avec impatience, on a capté un message secret sur RMC.    
Speed : Inconscients on marchait sur l’eau, on avait l’impression d’être intouchables.

Rafales de vent

Speed : On plane  comme des cerfs volants. Le vent souffle  en rafales.       
Il ne va pas tarder  à frapper et à nous éparpiller. La réalité te tombe dessus. Tu ne contrôles rien.
La réalité? ca ne veut rien dire au speed - fixes après fixes. De plus en plus stone. HS.  
Lors des "breaks" Ces pauses indispensables on commence a prendre des benzos et plus rarement des barbituriques.
Speed ca n’a pas duré.
Avec le speed rien ne dure, tout se déforme. Overdose de speed.
Mais …Les temps changeaient en pire mais on n’en savait rien. L'électricité venait peut être d'une autre planète…
L'hero était peut être pas cette drogue de vieux et de riches - Plein de copains en prenaient déjà. Ils venaient de toutes sortes d'horizons. La petite et moyenne bourgeoisie  état la plus touchée. Speed ou héro Il en faut du fric pour se droguer  Le prix du speed était plus bas.... Au début.
L’héroïne, le cheval j'avais décidé de jamais y toucher. M'y accrocher.
Je lis  "Junkie" en une nuit  Ce Williams Burroughs Senior ne m'inspire aucune sympathie avec ce roman flippant. C'était donc ca "le cheval"? Une drogue ou tu te bas pour rester « normal». Ou tu fréquentes des homos, des gangsters, des macros,  des putains. Ou tu dois courir sans arrêt après le fric.
Et te prostituer. Non merci. Sans façon ...

The Heroin - Early begining
Je ne me posais jamais les bonnes questions
Le speed ne m'avait rien appris. IL ne m'avait pas rendu plus meilleurs ou plus tolérant. Il n'avait pas refoulé cette violence, cette haine qui me consumait peu à peu.  J’avais encore rien appris du les drogues dures ou pas. Tu le fais pour planer et c’est tout. La bonne question aurait été « Pourquoi tu ne supportes pas la réalité".
On a constaté que fumer su shit et prendre des bières améliorait notre confort dans les descentes et améliorait  notre perception de la musique.
Au speed – je peux supporter de fumer un peu d’herbe.
Petit a petit le shit et les bières ont remplacé ou se sont ajouté à notre consommation de tranquillisants. Ca dépendait vraiment de chacun de nous.
Moi j'étais plutôt bière/ valium avec juste un peu de shit. Le shit me filait la nausée. Chacun s'adaptait pour une « guerre » qui s'annonçait plus longue que prévue….
Un jour lors d'une descente particulièrement dure,  un type s'est pointé avec de l'héroïne. On a tous essayé. Trop bien! Mais on est beaucoup trop défoncé pour vraiment apprécier. L'heroine l'ai ressentie comme un couche en plus (ou en moins). en tout cas un remède miracle pour calmer  ces angoisses et l'envie de disparaitre pendant les longues descentes Ah le speed . La première fois on a au trop  peu d'hero  a peine un souspon. De quoi se faire un shoot chacun. 
Le smack  était comme absorbé par le trop grande quantité de speed qu'on s'était envoyée. 
Et je ne voulais pas lâcher le speed.
Pas déjà.
J’étais rongé de contradictions.
Je me sentais coupable - mais de quoi?
Je commençais à ne plus me sentir bien du tout.
Le smack pour adoucir la rupture progressive avec le speed.
On trouve toujours de bonnes raisons - Pour faire simple j'avais trop envie de reprendre de l'heroine ....tout en continuant le speed..
Sur cette voie je sentais que notre groupe allait éclater - J''en avais trop envie de cette reine de la nuit  .

< A suivre >: comment se procurer du speed de 1972 a 1976? Les prix.

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