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23/01/2014 15:48

Le disque blanc des Beatles (1968)

Tags : 1973-1974, Ski, neige, soleil, manque, Jico, vie, mort, sonia, Samoens, queen if the highway, comtesse de X
[Entrée mise à jour le : 07/06/2014] [Entrée mise à jour le : 24/01/2014] [Entrée mise à jour le : 24/01/2014] [Entrée mise à jour le : 24/01/2014] Souvenirs de manque mais pas tristes. Jico et moi au sports d'hiver en 1973 ou 1974. Modif édito mineure le 24.01

Le 23 janvier 2014

 Le disque blanc des Beatles (1968)


1 En manque cruel d’heroine ….

Le double blanc des Beatles  est t-il  sorti en 1968? Année magique. Année Tragique. Année factice.
Ce disque, Je l'ai découvert en  1973 ou 1974, en manque d’héroïne  à Samoëns (Dept 74)  
  Drogues dures - Sports d'hiver. Toute cette neige-  Tous ces sportifs - Ces familles souriantes Ces visages brulés de soleil et gorgés de grand air. Des enfants qui hurlent de bonheur ou de peur. Jico et moi en manque  d'héroïne. Surtout les premiers jours. On attend une lettre (ie «Un gramme») qui n'arrivera jamais.  

L'appt est  bondé (10 personnes ?) Une seule chambre  une salle de séjour pas très grande: Ma sœur et des copains cubains: Bruyants , airs de samba, punch Créole - etc.
Il y a aussi un intello qui prépare normal sup lettre…... Et à 2 mètres plus haut dans la mezzanine, Jico s'envoie sa copine, Sonia. J'envie sa hardiesse, son «sans gêne», son apparente indifférence au contexte extérieur.  
Il est 22 heures. En bas dans la salle de séjour allumée, le copain de Sonia potasse un gros livre. Sur une table à peine débarrassée, pleine de mégots, des brésiliens ou des cubains jouent au Scrabble sous la surveillance de ma sœur qui triche tant qu’elle peut. Il y en a qui se douchent, qui font la vaisselle. Un gros poste avec lecteur de K7 audio est calé sur France-culture qui passe du jazz «moderne». Il me  semble qu’il y aussi un vieil électrophone mais j’ai pas pris un seul disque ni pensé à acheter une K7 …
J’avale un Nembutal. Brève sensation d’être ivre défoncé. J’ai du mal à parler et je nage dans du coton. Avec le «Nembu», j’arrive à dormir un peu. Le lendemain j’ai un sale gout dans la bouche et mal au crane comme si j’avais trop bu. Et la sensation d’avoir pris un sédatif puissant car je me suis écroulé. Faudra que je sois très prudent avec ce médicament.
Le manque est toujours là.
Le lendemain j’en prend deux avec de l’alcool fort. J’évite d’en passer à Jico. Il a déjà fait plusieurs tentative de suicide dont une où Il a frolé la mort de pas loin. En pleine crise de manque IL est capable de tout et comme j’ai 5 ans de plus que lui, je le traite un peu comme mon petit frère.
C’est certainement mon meilleurs ami. Le plus fragile malgré ses 1m85 et ses  muscles de boxeur, un sport qu’il a pratiqué en amateur. Jico le plus fragile vis-à-vis des filles et des chagrins d’amour.

2 Une journée type au ski

La journée Jico et moi on est tranquille tout le monde se tire au Ski. Silence relatif dans l’appartement mal insonorisé. Jico et moi mangeons peu et sautons les repas du soir: Souvent des raclettes ou des salades «Californiennes».
De 16 H00 (Les premiers rentrés du ski) à 23H00 (fin du repas et des bruits de vaisselles)  c’est  l’enfer - Quel boucan!
Ensuite extinction des feux. 
Heureusement L’appt n’a ni télévision ni téléphone.

Dans la journée c’est plus cool on a le lecteur de K7 et la radio.

De toute façon on va crever

«Sans musique on va crever», je marmone.
Jico me répond à 100 km/heure.
- De toute façon on va crever!
C’est également ce que je me dis mais sans y croire vraiment.

Jico a 20 ans et le sourire aux lèvres.
Cette année là on est trois amis bien soudés: Phil, Jico et moi. Lorsqu’on discute, aucun de nous ne se donne plus de 10 ans à vivre. Pour Jico ca sera moins.
En fait ce n’est pas que j’ai envie de mourir mais Il m’est quasi impossible de me projeter au-delà de 10 ans.
Pour Jico et Phil c’est pareil. Anticiper sur une longue durée nous effraye. Mais l'idée de mourir est bien plus terrifiante.
En 2014 Phil et moi sommes toujours vivants et on ne parle plus de mourir mais de vieillir. Ainsi la vie nous a tiré plus d’une fois la tête hors de l’eau. Jico était désespéré. Il a pris tous les risques et bien au-delà.

Samoens: Quand tout le monde dort on se monte le poste et on écoute une K7 en mettant le son au minimum. On se tape un best of musique brézilienne !
  Pour Jico et moi c'est une découverte...

3 Vous désirez Paris ?

On doit  appeler Paris pour la dope.  La cabine en bas de l’immeuble est  H.S. Les patrons du seul café de proximité nous jettent des regards assassins. Donc Il faut aller à «Samoens city» (à 6 Kms) pour téléphoner!
On prend la caisse, plaques de verglas et obscurité, brouillard très dense. Je roule au pas. Heureusement c’est tout droit et la coccinelle ne va pas vite.
- Monsieur votre numéro  pour Paris vous le prenez? Votre ami (Phil) accepte le PCV.
Ah ah.(Super la discrétion).
Nous sommes dans un grand café de Samoëns City. Atmosphère enfumée et odeurs fortes d’apéritifs anisés. Que des «Locaux»,  des 74 qui nous examinent sans pitié avec une absence totale d’aménité.
C’est  encore l’antiquité. 25 ans avant Internet et les téléphones portables. Sur le chemin du retour je demande à Jico de mater dans le rétro.
Les flics  nous ont peut être pris en chasse.
La Haute-Savoie est un département de chasseurs. Chaque famille exhibe de beaux fusils de chasse avec viseurs télescopiques. Je fais un détour par Verchaix  (10 km de plus) au cas où ... On n’a pas d’héroïne mais une seringue pour deux. Une pour deux mais une neuve. Elle n'a jamais servit la pauvre.

A Samoëns Il règne un climat «Toxicomanicide» 

-   «Les jeunes qui se piquent on n’en veut pas chez nous», disent volontiers les commerçants,
Et les autres UD? Ceux qui fument – ceux qui avalent de l’acide?
Pourquoi cette «fixation» sur l’injection?
Ah oui! c’est une image forte. «Pas de seringues à Samoëns». On apprend qu’on n’est pas les seuls à galérer en Haute Savoie. A passer des coups de fil pour Paris.
Il y a peut être des dealers aux pieds des pistes. Ou dans les troquets du coin. On n’y pense même pas. L’heroine ne peut être qu’à Paris.
Jico me rassure «les flics ont renoncé ou ont pris la route du «Fer à cheval». Pour cette fois on est sauvé. On la vendra cher notre peau! Comme Bonnie and Clyde. Sauf que Jico est pas une fille. Et que ne suis pas un homo et qu’on n’est pas des braqueurs de banques.
Nobody’s perfect.

4 La mezzanine 

"Mezzanine" le terme est un peu "pompeux".
On y accède pas un escalier en colimaçon très dur à grimper. Une fois que tu es en haut, pas question de redescendre. Il faut reprendre son souffle. On ne peut  y tenir qu'allongé sur des matelas en  mousse.  On s'y est installés, Jico, et moi. Et aussi la "petite" Sonia.
Au début je tentais de lire à la flamme d’une bougie. Sauf que tout est en bois.  Les murs le plafond etc. Il y a un petit extincteur «de poche» mais je ne sais pas m’en servir. Sonia a une k7 du double blanc des Beatles. Je lui confie que j’ai zappé ce disque et plein d’autres.
– Grave erreur de jeunesse Clodb, grave erreur….
C’est la première fois que je l’entends parler. Sonia a une voix suave et enfantine. En plus elle est dotée d’un sens de l’humour à l’épreuve des balles. Je suis certain qu’elle sourit. Pure spéculation, je ne vois pas son visage.
Elle doit avoir dans les 25 ans (ou plus ?). C’est ma sœur qui me l’a dit. Et aussi de ne pas la toucher. Elle a amené un gros bouquin «Cent ans de solitude» dont je kiffe le titre. Aucun de nous n’arrive à lire avec cet éclairage à la bougie.
Le speed en manque n’est pas la drogue idéale. Il nous aurait fallut de l’héroine ou au moins du Palfium. Du 875. En 1974 je n’ai jamais pris de Palfium. Je sais encore moins comment m’en procurer (les toubibs de Samoëns sont très durs sur la délivrance des opiacés). Les pharmaciens sont pires encore.

5  Vous vous piquez «vraiment» ?

Sonia est une fille curieuse.
- Vous vous piquez vraiment? Dans les veines?
– Non on fait semblant on retire l’aiguille avant pour ne pas se blesser!!!  ah-ah-ah et je m’étouffe dans une quinte de toux. Y a que Jico qui rigole sans enthousiasme pour ne pas me vexer.

Ouais on se pique.  
Oui quand on a de la dope: De l'héro, du smack, de la blanche ou du brown. On ne lui  parle pas  du speed. Sonia a juste entendu causer de l’héroïne et veut savoir pourquoi on appelle ça du cheval. Fièvre de cheval? Aucune idée. Je demande à Jico qui me dit d’arrêter avec les questions cons.
Sonia veut tout savoir sur la blanche, combien ca coute, les effets, le flash, pourquoi on est malades, etc.

Tout savoir? Ca tombe bien nous aussi. On aimerait bien tout savoir. Comme où en trouver dans le coin de Samoens (74). Sur Genève nous conseille Sonia. C’est vrai que c’est pas très loin mais on connait personne la bas. On lui explique qu’il nous faudrait 1500 francs  pour trouver de la bonne blanche.

Sonia est étonnée qu’on reste enfermés sans faire de ski ni prendre le soleil.
On n’est pas des vampires mais des drogués en manque …. C’est hors de portée pour nous les cours de l’ESF.
Et on n’est encore jamais monté sur des skis. On n’a aucun budget provisionné pour cette activité. La douleur nous rabaisse trop. C’est le point le plus bloquant. Elle a l’air de comprendre. C’est la seule qui a remarqué qu’on était pas bien et qui nous pose la question.

6 Le bruit du nylon et le bois qui craque


Faire l’amour? Pas dans cet appartement bondé, avec le bois qui craque a chacun de nos mouvements (Je bouge le moins possible). Déjà le boucan quand elle a retiré sa combinaison (de ski?). Le nylon m'a toujours fait grincer des dents. Le nylon c’est l’ennemi de l’érotisme.
Je ne peux même pas "mater". Il fait noir dans la mezza. Faire l'amour à la lueur d'un briquet? No way mais Sonia ne me l’a pas proposé. J'aurais été fichu de cramer la fille... Et l'appartement.
Et tout l’immeuble avec.

7  L’amour avec Sonia?
 
 Un  soir  (3ième nuit ?) Jico prend  un Nembu de trop. Il s’endort vite. Comme un bébé. 
Sonia fuit son «mec qui prépare normal sup». Me parle des ses accès de violence, de ses crises de jalousies interminables. C’est un sacré caractériel mais bon moi aussi.
Elle demande si elle peut s’allonger à coté de moi. Oui tu peux t’allonger. Jico dort. Je suis donc son second choix.
Ca me travaille l’espace d’une cigarette que je descends fumer dans la cuisine minuscule. Sonia  se change dans la salle de bain. Elle arrive à remonter sans faire grincer trop le bois. Elle a enfilé un peignoir. Au toucher rien à voir avec du nylon. Elle retire le peignoir dans un craquement de sapin d’une grande beauté. Elle se glisse juste à coté de moi. Le matelas en mousse n’est pas assez large pour deux. Le plancher craque et moi aussi. Des yeux bleus à la flamme vacillante d’un briquet. Le briquet s’éteint. Dommage un bleu comme ca j’en ai encore jamais vu. Jamais? Je revois dans un flash la comtesse de X du coté de l’Arctique, Queen of the highway. Je tâtonne dans le noir. Je me demande si Sonia est toujours près de moi. Je lui suce le bout des seins. Curieux c’est sucré.  C’est bien ses seins? J’ose pas lui demander de confirmer.  C’est pas des «bonbons –collier»? Passe que j’adore ça! Sérieux c’est bien des seins me confirme Le centre spatial de Houston. Et là j’ai une crise de fou rire impossible à bloquer.

- Vous êtes pareils Jico et toi  rale Sonia (Non. Désolé Jico est plus cool et invente moins d’histoires abracadabrantes)
Je l’embrasse mais elle se dérobe.  Je me blottis contre elle.  J’essaye de la caresser d’entrer doucement. Sonia me repousse  fermement. Je lui caresse le dos, je contemple sa peau  blanche, laiteuse, attirante. Elle se colle contre moi.  Je souffle la bougie avec précaution.  Je deviens un habitué des amours dans l’obscurité et dans un espace confiné. Avec la comtesse de X c’était plus marrant et y avait Jim des Doors, mais j’ai peut être rêvé?
Sonia un animal effrayé ? Qui de nous deux est le plus effrayé?

Ensuite  elle veut faire l’amour «normalement». Douleur fulgurante fallait que  je retourne au toubib pour qu’il termine la circoncision. J’avais rdv le mois dernier mais comme j’étais pas en manque pourquoi cavaler dans le cabinet d’un chirurgien qui m’a dit « c’est trois rien». Trois fois rien? C’est pas assez ou c'est trop. Mais là je regrette amèrement.  Elle me prend le sexe pour me guider. Bien reçu Roger. IL fait noir comme dans le mystère de Zorro. J’aurais du prendre les lunettes  infrarouges pour vison nocturne. Sonia. me demande gentiment: « s’il te plait tu mets un préservatif!» Là pas question!. Déjà on y voit quedal et j’ai un peu mal . On va tous cramer si en plus je m’éclaire à la bougie.
J’entends Jico ronfler comme une buche de Noel. Et le bois recommence à craquer.
Et aussi je pense à un mec dingo qui monte pour me tuer avec un  grand couteau. ( … )  Il n’arrive pas à réviser.
Apres ca va un peu mieux (…). Le matin elle m’embrasse.  Je triture ma vie bouffée, avalée par la course aux drogues dures et les rendez vous médicaux manqués. Je commence à fatiguer. Le matelas est taché de sperme. Beurk C’est trop la proximité non la promiscuité.
Je ne sais toujours pas à quoi ressemble Sonia. Etrange situation qui aurait du m’exciter si j’étais pas aussi «flippé- route 66» -  ENervé. Trop speedé. Il n’y a pas que le nylon qui  fait grincer des dents.

En résumé:Je peux me fixer en plein jour dans un abribus mais faire l’amour sur la banquette arrière d’une voiture ou serré dans une mezzanine est un «fantasme-cliché» auquel  je dois renoncer pour l’instant.
On en survit sans problèmes je me dis puis et j’ai fini par le voir ce toubib. Effectivement c’était rien. Quel con des fois! Mais bon c’est un sujet sensible.

8-  Manque de vision d’ensemble (5ième jour)

Je ne sais pas comment fait Jico. Il est sans doute moins perturbé que moi.
Mais quand Il avait 10 ans un boucher n’a pas essayé de lui couper le zizi avec un rasoir pourri et mal aiguisé dans le 11ième arrondissement de Paris.
On est paumés pareils mais dans des registres différents.
Il supporte moyen que je prenne du speed alors qu’on est en manque d’héroïne. En fin de manque  5ième jour.  Sonia je me rappelle ses yeux bleus  sa peau blanche. Mais je n’arrive pas à me faire une vision d’ensemble. Normal la journée elle fait du ski et le soir je ne la vois  que dans le noir -  A la pale lumière d’une bougie.

 9-  Sonia est la seule qui nous a parlé comme à des êtres humains

 Cela fait quatre jours qu’on vit avec des gens bizzares – on n’a rien de commun avec eux. Sonia amène une touche d’humanité.   On discute tous les trois de tout de rien de la fin du monde du prix d’un gramme d’heroine, 1500 francs-
De l’age de Sonia.(27 ans). Les autres nous ignorent  ou font comme si on n’est pas des drogués en manque.  Ca commence à me énerver.
Je ne supporte plus  ce déni. Ce coté hypocrite.
Epuisés courbaturés on se laisse aller et on écoute le double blanc en K7.
«Black bird singing in the dead of night». Le disque me rend nostalgique comme s’il terminait les sixties.
Je suis déjà à la recherche du paradis perdu de la planète «drogue».

10- Dans la salle de bain? (Le  6 ième  jour)

 Le 6 ième jour Jico  repart sur Paris pour l’héroine.
Il est à cran. IL a agit sur un coup de tête.  Je savais que ça serait dur. Jico est comme ça très impulsif.
Il a prit le bus navette et ne m’a pas dit au revoir. C’est mon meilleur ami ! –
Tout le monde est au ski – Sauf Sonia qui me dit qu’elle est crevée.
Je prends un bain seul. Je réfléchis.
 Sonia me rejoint dans le bain.   On se regarde un peu en chiens de faïence.
-  Tu sais Clodb tu peux les laver deux fois tes cheveux Ils sont longs
-  Oui t’as raison (j’ai l’impression que je sors avec elle depuis 20 ans).
– Tu fais moins bien l’amour que Jico!  Elle me balance  en riant pleine de mousse. Je lui demande si elle n’a pas peur que je la noie. Non j’ai pas peur de toi.  Elle commence à se détendre. Moi aussi. On joue un peu on se balance de la flotte comme des gosses. On en met partout.  J’avance ma jambe Elle me sourit de ses yeux bleus gris. Un très beau regard.  On a jeté nos vêtements par terre. Peu importe le nylon les craquements de bois. Elle m’embrasse sur les lèvres sans se presser- C’est une grande fille bien charpentées, plus grande que moi. On se lève pour se mesurer. On se met dos a dos.  Ses fesses sont  douces et  me chatouillent  le dos:  Elle fait plus d’un mètre 80 !  Des cheveux clairs, délavés cramés par le soleil.  Après on se repique une tête dans la baignoire.   Je glisse ma main entre ses jambes je trouve de suite le clitoris, sauf c’est pas le clitoris … mais finalement j’y arrive. Elle  a un très beau ventre blanc et un nombril très émouvant et plus bas une petite touffe de poils  blonds.
– Enfin une vraie aryenne je demande? Non Clodb mais je suis née à Strasbourg. 
Mon sexe commence à gonfler - surement le mot «Strasbourg».  

Je lui murmure qu’elle est très douce à l’intérieur comme à l’extérieur. Elle est si belle. 
Je m’accroupis et rien ni personne ne pourra m’arrêter. Je la sens jouir sans retenue. Est que je suis  un pervers? Faut juste que j’arrête d’écouter Velvet underground. Ce groupe a une mauvaise influence sur moi.
On reste au bain une bonne heure. Ensuite déjà midi 13 heures. On s’allonge sur le lit deux places de la seule chambre. On fume des cigarettes. Je lui apprends à faire des ronds de fumée. La chambre est surchauffée  mais elle a la chair de poule. Je cherche une couverture assez grande pour la recouvrir tout entière. Ensuite je la caresse. Elle se cache sous la couverture.   On rejoue à cache cache ….  Elle a l’air d’apprécier. Elle aime jouer. Une drôle de fille Sonia   Je me perds un bon siècle dans ses yeux gris-bleus si fascinants. Elle me fixe sans baisser les yeux. Je détourne les yeux gêné.   
On reste allongés sur le dos immobiles – Je peux sentir toutes les vibrations de Sonia.  Le réveil indique 13H30.

Je suis surpris par la violence de son baiser d’adieu. Elle me mord l’oreille gentiment. C’est un baiser de fille très amoureuse ou fougueuse ou fugueuse. Je sais plus. Elle me confie  qu’elle repart demain sans ce dingo de normal sup. Donne moi un coup de fil ClodB. Je lui demande si elle préfère pas plutôt Jico.
- T’as raison Clodb vous êtes tous pareils! Elle a l’air énervée.
Elle me regarde sérieuse et je crois bien qu’elle va me frapper. Elle éclate de rire. Elle se lance :  
- C’est la première fois que je rencontre des mecs comme vous  ( …)  J’avais jamais rencontré de drogués. J’imaginais le pire! Des voyous qui piquent dans les sacs à main et qui traitent les filles comme des putains. (Non Sonia pas tous – pas nous ! Pitié)
Sonia ajoute qu’elle nous trouve hypersensibles, attachants. Je le prends comme un compliment que je lui retourne direct.
- Toi aussi Sonia tu pulvérises les critères de normalité. Les filles ne s’intéressent pas aux drogués ou elles en ont trop peur ou elles sont comme fascinées et se font un film romantique dont elles se lassent très vite …
Pas toi. Tu nous capte comme on est.  On n’est pas si différents des autres êtres humains.
J’espère te revoir. Replonger dans ton regard et me laisser bruler de désir - Eh
…..
- Tu dors Clodb?
Déjà 16 heures !

!!!  Je me suis endormi?
On s’habille vito presto       

Apres très vite les gens rentrent du ski.


11 - Sonia s’en retourne  

 7ième jour  au matin.  Je lui dis au revoir en plein jour.  On ne s’embrasse pas – Son  copain dort encore mais prudence.  Elle est tendue.
Elle s’est habillé d’un jean délavé et d’un superbe pull. Sonia est une fille très jolie et «pulpeuse». Je ne me souviens plus de son visage ni de la couleur précise de ses cheveux. Blonde or blonde? Cheveux clairs délavés par le soleil.  Un coté Russe– Sauvage.  Je me promets de demander à ma sœur pour son téléphone etc..
Le manque physique s’éloigne.  Je prends de plus en plus de speed. Très vite je n’ai plus rien. Ni speed ni héroïne Et Sonia qui s’en va. 
 j’ai un sacré coup de cafard.  

12  Le Double blanc des Beatles (1968)

"Back in USSR"
«Dear prudence» -
"Black bird singing in the dead of night".... (mon chouchou)
‘Long long long”
"Revolution"  ... Ah ces choeurs,  US west coast très "Beachboys" :
"Don’t you know it’s gonna be Schubidou …Allright" et des trucs comme  "I need a fix' cause I am going down" - -“Honey pie”
« Hapiness is a warm gun » ( choeurs aussi)
“I am so Tired”
“Mother nature’s song”

Etc.
13- Coccinelle jaune
En sang dans un fossé


Le 7ième jour soirée 18H00
Je   bois  du Genépi  - Liqueur de noisette,  -  Pour Laisser s'écouler la fin du  manque, les descentes de speed, le sale gout du nembu.  
J’ai voulu aller sur Samoëns  pour bigophoner une dernière fois-  Accident - Rupture de frein et poteau brisé en  D2 - touché-  Coccinelle jaune dans le fossé.  Une fois de plus les urgences? Ca devient lassant. Non.
C'est surtout le poteau qui a trinqué.
La voiture aussi saigne un peu. Il faut lui faire un pansement.
Un long tunnel m’avale en quelques secondes.

8ième ou 9ième   jour - Je  rentre sur Paris en train.
10 ième jour : je me fixe de la bonne héroine et j’ai aussi acheté un peu de speed.
Ouf ! Mais je me sens pas si bien que ça. Je revois le visage de Sonia.


PS :Claude Bourstin Clodb Cnash  
Mis à jour en janvier 2014


 

 

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