Stups

1 objet répondant au tag stups

10/11/2012 10:50

MC5, Le Speed Pifou et moi on se fait harponner par les flics

Tags : Speed, flics, stups, orfevre, mc5
[Entrée mise à jour le : 12/05/2013] [Entrée mise à jour le : 12/05/2013] [Entrée mise à jour le : 12/05/2013] [Entrée mise à jour le : 12/05/2013] [Entrée mise à jour le : 14/03/2013] modif editoriale mineure
1972--– Pas GLOP MC5, Le Speed Pifou et moi ont se fait harponner par les flics !

J’evoque les «stups ceux du quai des orfevres.à Paris.
Je peux me tromper car la BSP (Brigade des Stups de Paris) aurait été créé en 1989 selon wikipedia ( ???) donc bien "APRES" mon arrestation …c’était donc soit la PJ classique soit « la mondaine » … ????? Quelle importance ? Il me semble que dans les années 70 on parlait déjà « des stups ».

Timy mon ours était resté a la maison.
Pifou était plus téméraire ; On s’était rencontré au secours rouge. Depuis on se quittait plus –
A la vie a la mort !!! .
Ses fameux « Glops » étaient chargés de messages politiques peu clairs et d’aspirations a une vie meilleure….
peu claires elles aussi. Ce qui est sur….


... Deux flics, 2 grammes de speed, 1 seringue en verre
.
Je me suis fais serrer sur le quai du métro « République ».
Je venais d’acheter un disque près du Gibus
(: MC5, «Back in The USA».
Du rock.
http://www.youtube.com/watch?v=PYgy0XrYaaw
Play it Loud)

Arrêté par des flics en civil.
En tenues « sport ». Jeans, blouson et les cheveux longs. Je suis resté immobile, figé comme certains insectes quand ils rencontrent leurs prédateurs.
Sur moi : une seringue en verre, une petite cuillère, mon couteau.
Et … 2 grammes de speed ramenés d’une ville dont le nom finit par Dam.
Le speed était dans mon paquet de cloppes. Une pochette papier soigneusement recouverte d’aluminium et glissée dans mon paquet de cigarette Les flics se sont présentés comme inspecteurs de police. Presque simultanément Ils m’ont demandé mes papiers mais aussi de relever mes manches.


Banco ! J’avais des marques partout.


Ils m’ont collé au mur sèchement et j’ai saigné du nez

Ca m’arrive des fois. Par exemple si je suis attaqué sans raison par deux inspecteurs de police sur un quai de métro.
J’ai d’abord pensé au speed. Les deux grammes qu’ils allaient me voler.…
Ils ne m’ont pas lu mes droits et j’ai du vider mes poches. Ils m’ont peloté sous tous les angles devant quelques voyageurs curieux, médusés, les mêmes qui s’arrêtent pour écouter (avec délectation) le chant impur des ambulances.
Les flics ont confisqué mes papiers, la seringue, le couteau, le speed qu’ils ont mis quelques secondes à trouver.
Un vrai désastre.
Je me suis répété le mot une bonne dizaine de fois. Désastre. D-e-s-a-s-t-r-E DESASTRE!!!!
Et d’un coup j’ai eu un de ces mal de cranes typiques du speed
J’avais échappé aux barricades de 68 mais cette fois j’étais fais comme un rat.
Je me visualisais très bien matricule 125. Cellule 68 à Fleury-M. En descente de speed.
A surveiller de près. Dangereux - Toxicomane. Existe aussi en version à jeun. (Date de péremption non précisée).[/size]

Image suivante

J’étais à cran. Première interpellation. ….. Je savais que c’était « illégal » de se balader avec de la dope et une seringue. Mais bang! quand tu te fais chopper tout va très vite comme dans un accident de voiture.
Tu n’as pas le temps de réfléchir.
Réfléchir à quoi ?
Tu encaisses le coup. Au moins tu essaies La peur au ventre, tu tentes de garder ton sang froid. Mais La peur ne te lâche pas. Deux grammes ca ne peut pas être « grave ». Je ne savais pas trop bien ce que risquais. J’avais comme une vague idée. Je savais que je pouvais mijoter quelques mois en préventive. …. Disastrous situation.

-- Les flics m’ont passé les menottes et on s’est retrouvé à l’air libre – ….

Il devait être 15 -16H00. Il faisait jour - Ouf ! J’ai capté le regard d’une fille qui souriait- pas à moi - et j’ai entrevu un
« vieux » couché sur une bouche de métro. Les deux policiers se sont moqués de moi, proie trop facile pour un butin si maigre. Ils ont cassé le disque – crac crac crac –
et - Re-crac – en marchant dessus « sans faire exprès » - Ils souriaient entre eux.
Je tenais à peine debout, je grinçais des dents. J’avais les lèvres gercées, la bouche sèche, une douleur fulgurante au creux de l’estomac et je grelottais de froid ou de chaud suivant le sens du vent.
J’aurais bien fumé une cigarette – mais Non non non - qu’ils m’ont dit les mousquetaires du Flag "Flash-éclair".
Eux, bien sur, clopaient comme des malades. Ils avaient les cheveux plus longs que moi. Je n’ai gardé aucun souvenir précis des visages.
Ils m’ont bombardé de questions ordinaires.
-Tu veux voir un médecin ? silence ….. (un toubib de la police ? mais tu rêves– pourquoi pas le bourreau de Béthune ! - ie pseudo d’un catcheur dans les années 60).
- Tu es tout blanc, tu es sur que ça va ? m’a balancé le second flic..
- Oui ça allait …compte tenu des circonstances - Enfin j’ai du répondre ce genre de bla bla (Et non et non, jamais j’avais été aussi mal ! Dans quelle langue fallait-il leur mentir ?)

To speed or not to speed.


Là était toute la question. L’alpha et l’Omega 3. Ils m’ont transféré direct au Quai des Orfèvres à la brigade des « stups ». J’ai fais le trajet en voiture banalisée, la sirène sur le toit. Pin Pon – Comme dans les séries américaines- On grillait tous les feux. Des cinglés ces flics, ils s’amusaient comme des gosses.

Image suivante : quai des orfèvres Paris

Le Quai.
Centre névralgique de la lutte anti-drogue. Des locaux poussierreux et flippant - j’ai pensé mais c’était le speed qui m’envoyait des ondes aux cerveau. Ca m’a rappelé des images de films de guerre. Cartes d’état major, étalées au mur etc. Sur la carte principale : Paris et sa proximité. Des « points » lumineux signalaient les endroits chauds. Des lumières clignotaient sur fond de bruits de « walkie talkie » et de crachements de voix éraillées etc. J’ai matté en vitesse Le 93. La densité de points était si forte que les noms des villes disparaissaient. Gagny, le Raincy, Bondy etc.
Ca m’a fait cet effet ou c’est le souvenir que j’en ai.
J’étais encore salement défoncé heureusement sans hallucinations. Quoique j’avais vu Pifou se tirer et tenter sa chance dans le tunnel du metro. ??? Ca m’a aussi fait penser à des plans Ratp qui s’allumaient et affichaient les itinéraires quand on appuyait sur le bouton « destination ».
Le mobilier avait l’air d’avoir survécu à l’occupation allemande. Rien que des vieux trucs Les stups s’ennuyaient ce jour la.
Pas grand-chose à se mettre sous la dent.
Début «Classique » : prise d’empreintes digitales, visite chez le photographe, vérifications dans des fichiers.
Un des flics me pousse dans le dos car je ne courre pas assez vite dans les couloirs.

- Espèce d’ordure !!! , j’ai pensé, et aussi à des mots bien plus sales qui se sont affichés dans ma tête par dizaines …. Je n’ai pas été foutu d’en sortir un.
Le rebelle dans toute sa splendeur. La fureur de vivre !
On peut dire ça. mais bon, je m’étais envoyé deux-trois fixes du speed la veille et j’étais en descente. J’ai eu du mal à sortir le train d’atterrissage. J’ai à peine eu le temps de me passer « Parachute woman » des stones et on a touché le sol. Crash et bruit de metal sur le tarmac s’un aeroport qui n’existait pas [/size]

Image suivante :
Les tests - détection de drogues dans les années 70 –

Les flics étaient vraiment des cons à l'époque. Tarés, - méchants et stupides. Ils ne m’ont pas « testé » : ie pas de prise de sang ou d’analyse d’urine – Je le jure sur la Madone. Ils ont juste testé « le corps du délit » (la poudre). Ils avaient un « kit de détection » ( Le petit chimiste ? Je l’avais aussi.).
En fait je n’ai pas vu leur matos. J’étais attaché au radiateur, les mains entravées, menottées. L’angoisse ne montait plus ….elle était au maximum.
- Tu t'es fait avoir ! Ils m'ont jeté à la figure, hilares.
Sur le coup j’ai pas compris.
Je le savais que c’était du speed. j'y avais goutté et pas qu'un peu. Ils ont ajouté un truc du genre « ton heroine c’est de la merde – tu t’es fais avoir na na na » .
Donc ils n’ont pas testé présence d’amphétamines ?
– Curieux – Ou ils avaient pas le matos ?
Ou le kit bugguait ? ou c’était un piège ou je faisais encore un mauvais reve ?
Pour une raison que j’ignore ils n’ont testé que les opiacés. La fameuse heroine que j’avais déjà gouttée plusieurs fois.
Je me suis accroché désespérément à l’idée qu’il allait me rendre la fausse heroine.
Comme je l’ai lu sur le net, ( ASUD?) « On ne trouve que ce qu’on cherche - Ce principe en chimie s’applique aux tests de dépistage [/color]».
VRAI.
Ou je suis très naif - Ils ont bien détecté le speed mais Ils l'ont gardé pour eux ou pour un indic (?)
C'était de la super dope - cent pour cent cristal.
Encore aujourdhui ca m'énerve. Des voleurs!

Un peu de sociologie

Les Flics haïssaient les drogués, les arabes, les juifs, les noirs, les blancs, les jaunes les homos et les cocos. Tous ceux qui avaient fait des études "supérieures" et tous ceux qui n’en n'avaient pas fait. Par-dessus tout, Ils avaient la haine des drogués.
Et une haine féroce des jeunes et de tous ceux qui prenaient des stupéfiants illégaux dans cet après 68 en pleine agonie. La loi de soixante dix on connaissait a peine.Interrogatoire
- Tu veux être ingénieur en informatique?
- … ???? ..
Là c'est marqué sur ton bras ! Stop rewind – j’étais surement encore défoncé - Pas sur le bras sur mes papiers.
- C'est vrai?
En de fait le flic brandissait une carte d’étudiant. La mienne. J’ai mis du temps à réaliser .
Et d’abord c’était marqué « Etudiant en informatique Paris VI»
Et le type sur la photo ne me ressemblait pas.
Le flic a haussé le ton
- Et tu te drogues ? Mais c'est quoi ce pays?
Sur ce dernier point on était d’accord ….
C'était quoi ce pays ?

1234 - Je me suis lancé, comme quand tu es obligé de plonger dans une piscine glacée….
- « Je vais suivre une cure de dé-sin-toxi-cation --- J’en ai trop marre de la drogue, bla bla bla, je suis sur une liste d’attente etc. bla bla bla- . C’était la vérité car je voulais stopper. Vaguement . Des le premier shoot je me suis dit que c’était pas une vie et que comme mort on pouvait trouver mieux.
Je n’ai pas précisé ou et quand se déroulerait la cure. J’en savais rien.
Pas la peine- Les flics m'ont bombardé des questions sur Marmottan : les gens, leurs noms, qui se droguait en cure, médecins, infirmiers et patients mélangés à une sauce aigre douce. J’ai précisé que c’était ma première cure et que je ne savais pas. Les flics commençaient à s’énerver. La tension est montée d’un cran ou deux. Peut être trois. Ils ne m’ont pas foutu de baffes. Dommage. Ils m’ont bousculé, secoué humilé menotté mais pas de baffes dans la gueule. . Ca aurait fait mieux dans l’histoire.
- Et clac prends ca !
Mais non. Je m’en rappellerais sinon.
Pendant une longue minute, silence radio et décharges d’électricité statique.
J’essayais de me rappeler les paroles de « House of the Rising Sun » histoire de ne pas devenir dingo. Le version des Animals. Ma préférée.
J’y arrivais pas… « There is a house in New-orleans » et après ?.
D’un coup – une porte qui claque, un téléphone qui sonne …
L’interrogatoire a repris.
Une machine à écrire s’est remise à claqueter.
- Tu vas en cure et tu connais personne ? Si je connaissais un nom. J’avoue je l’ai balancé.
- Le professeur Ollivenstein, et l’ai ajouté « c’est un médecin ».

Les Flics contre Dr O.

Un médecin ? Ce « mec » qui ne veut pas travailler avec « nous » !
Il doit se camer à mort et être tout le temps dans les vapes, a commenté un des flics.
Dans la foulée il a balancé une longue liste de qualificatifs grossiers et orduriers sur Marmottan, les cures de desintox, les toubibs, les infirmiers, les infirmières (toutes des salopes droguées à mort) tout le personnel y est passé.
C’est vrai qu’Ollivenstein, que je n’ai fais que croiser, avait souvent l’air dans les vapes. Soucieux. L’air de planer. Anxieux. Mais ce n’était pas à cause des drogues.
A l’époque fallait être gonflé pour s’occuper de ces « sales drogués » Il nous a sorti de la rubrique « faits divers ».
… pour faire de nous des malades.
Ca se discutait mais c’était beaucoup mieux que « criminels dangereux »

Avec le recul je me dis que ce n’est pas « banal » de se mettre une aiguille dans la veine pour feter tes 22 ans.

Image suivante : 19H30 à la pendule murale
La dernière séance

Là les flics m'ont montré un mec « très spécial » : Un hippie aux cheveux très longs (coupe Jésus) qui se préparait (soi-disant) un shoot en essayant de travestir son sourire (d’indic ? de flic ?) pour avoir l’air crédible, aguichant.
Ambiance: faux tapis persans et vraies odeurs d'encens, on aurait pu se croire au théâtre ou en enfer sauf que j'étais le seul et unique spectateur. « Files nous des noms et on te laisse te shooter ». Le gros piège quoi.
Et j'ai tous les défauts du monde mais je ne balance pas (Sauf les traitres) et je commençais à réaliser qu’ils n’avaient rien trouvé.
Les flics avaient du lire dans ma tête.
- T'as qu’à balancer un de ces dealers!
Je leur ai juste dit la vérité: oui j'allai décrocher et j'attendais sur une liste. C’était ni vrai ni faux.. J’y pensais mais sans plus.
- Et oui je m’étais fais avoir ( ah là non !) mais je ne connaissais pas le nom du dealer.

Des photos par dizaines

Tu peux le reconnaître ton vendeur?

Ils avaient des albums. Et là ils m’ont montré des photos. Plein. Des dizaines ! On n'était pas dedans. J’en ai vu des têtes ! et des looks : hippies, gangsters etc., mecs en blouson de cuir et quelques rares photos de filles, etc. J’ai reconnu deux trois visages, de vagues connaissances - le flip !
- Non je ne le vois pas.
J’ai fais le mec vraiment désolé ... les mots avaient du mal a sortir. J’étais tendu à exploser.
Cette fois Je m’attendais à une baffe …
Rien.
Silence assourdissant
Toujours les mêmes questions et je n’avais « rien » à leur dire.
- Décris le nous cet arnaqueur !  Ils recommençaient à s’énerver …alors j’ai essayé de dresser un vague portrait.
- C’était un type rencontré (par hasard) à Belleville. Il portait des Hush Puppies, une barbe et des lunettes style John Lennon et il avait un blouson genre Lewis ou en cuir. Peut être d’origine asiatique le vendeur, mais plus petit que moi, et , bla bla bla, etc.
Sur le coup je n’ai pas pensé que tous les asiatiques avec des lunettes style John Lenon et des hush puppies pourraient avoir un gros problème avec les stups. .
Erreur involontaire- Mais surtout mensonge « inutile et dangereux ».
- Tu pourrais le reconnaître ce dealer ?
- Je crois pas, tout c’est passé si v….
Là je me suis pris une vraie baffe !!! (la seule)

J’en avait ras le bol...
J’ai sorti le grand jeu. J’étais qu’un camé de base un petit consommateur. Et oui je m’étais fais « niquer ». Ce n’était meme pas de l’heroine ! La prochaine fois je ferai attention (oui mais à quoi ?)
Non il n’y aura jamais de prochaine fois car sur après la désintox j’arrête la drogue et là j’ai juré sur le tête de ma mère…
Là c’est moi qui me suis énervé (mais en silence.)

Un des flics a hurlé dans un flot de postillon …
- Pour aller te droguer à Marmottan !
Ca tournait à l’obsession et manifestement ils étaient excédés.
Moi aussi.
(…Again and again…)
On bouclait …

Image suivante – 21H00 à la pendule murale.

Ils m’ont mis dans une cellule. Pas au dépôt. Une pièce minuscule mais rien que pour moi.
J’ai du retirer ma ceinture et mes lacets.
Des fois que je me pende ou que je m’en serve comme garrot pour me faire un petit fixe sans dope avec une seringue invisible. ???
J’étais pas si mal et j’ai pu me reposer un peu. Il est possible que je me sois endormi. Un flic en uniforme, plus très jeune, m’a filé une gauloise filtre.

(Une deux heures plus tard…)

Je grinçais encore des dents et me bouffais l’intérieur des joues avec obstination.
Je pensais être bon pour une nuit « Au dépôt » avec garde à vue.
Le dépôt je voyais ça comme un endroit sale plein des cafards et plongé dans le noir.

23 H 00 I am FREE

Ils m’ont finalement laissé sortir… libre après 6 ou 7 heures de détention…
C’est leur boss (muet jusqu’à maintenant) qui m’a dit « de me tirer » sans autre forme de procès. Et de ne jamais revenir. Jamais ! Message reçu.
Avec le recul je me dis que j’ai tenu ma promesse.
… Libre ! J’y croyais plus … Libre vers 23 heures. Libre enfin quoi Libre. Je me suis senti léger – aérien - ….
Ils ont gardé la seringue en verre et le speed. (OK Ils auraient du me le rendre).
Je m’étais fais arnaquer ou pas ? En fait ils m’ont rendu le paquet de cloppes – vide- et le 33 tours de MC5, en pièces détachées. Et j’ai du signer une décharge.
Des chiens.
- Et mon speed !!!! mais je ne pouvais que la boucler

J’avais de quoi me payer un ticket de métro et une bière.
J’ai été prendre le métro a Chatelet. En faisant plein de détours des fois que je sois suivi. Jamais le métro ne m’a jamais semblé aussi agréable. Je n’avais plus envie de dormir. Et je chantonnais « House of the Rising Sun» dont les paroles me revenaient petit à petit.

“There is a house in New orlean
It ‘s call the rising sun
And it been the ruin of many poor boys And God I know I'm one....

MC5 Back in the USA je j’ai racheté une  semaine plus tard..

Je suis ressorti du coté de Strasbourg Saint Denis guettant tout ce qui pouvait ressembler a un flic en civil : tout le monde.
J’ai repris le metro du coté du passage Brady. Gare de l’est je me suis accordé une pression. J’ai du acheter des cloppes. Fumer une cigarette et une autre. Je tremblais de partout.
Ensuite prévenir X et Y mais la parano me suivait comme mon ombre.
On sait jamais tu peux être suivi, mis sur écoute, attaqué par une bande de chauve-souris gangrenée par des taupes. Le speed rend parano, Mais il faut le faire : prévenir « toute la bande » Principe de précaution élémentaire. Et
d abord F.X, de la porte de St Cloud. Il m’attendait le pauvre ! Je savais qu’il imaginait le pire. Tout comme moi à sa place.

Copyleft Cnash 1968 - 2018