Tranquilisants

1 objet répondant au tag tranquilisants

27/12/2013 16:50

Sarah Blomstein partie 2 - Vampire? c'est pas une vie...

Tags : Vampires, rêves, tranquilisants, sarah petite fille, flash back, Ivan, blakul
[Entrée mise à jour le : 12/06/2014] [Entrée mise à jour le : 12/06/2014] [Entrée mise à jour le : 11/01/2014] [Entrée mise à jour le : 04/01/2014] [Entrée mise à jour le : 03/01/2014] [Entrée mise à jour le : 03/01/2014] Vampire c'est pas une vie. Texte completement - Tres largement remanié pour mieux y accrocher la partie 3. Le ton se veut plus leger moins lugubre voire ( c'est le defi) drole. On devrait pouvoir le lire à une grande tante malade....mais pas trop.


Journal de Sarah Blomstein
Partie 2  Vampire? C’est pas une vie ...

 

Je commençais ma vie de vampire comme on empreinte un couloir souterrain à peine éclairé.

Mes journées de sommeil étaient peuplées de cauchemars. IL m'arrivait de regretter la petite fille que j'avais été. A 10 ans j'étais souriante et enjouée et aussi  un peu mutine mais sans méchanceté. Je me revoyais peignant les cheveux de ma poupée. Observant notre reflet dans le miroir de la salle de bain. Mon père me terrorisait. Ma maman se gavait de tranquillisants. J'avais lu dans un gros livre que tous les médicaments qu'elle avalait ….Ces "pilules contre la terreur" étaient des psychotropes.
Le mot était compliqué. Il voulait surtout dire que toutes ces pilules modifiaient le comportement. Elles émoussaient la peine la douleur les remords et les chagrins trop lourds à porter.
Ces médicaments dont le nom se terminait par "ium" comme valium, librium ou en "ax" comme xanax ou en "al" comme gardénal etc. Ces médicaments promettaient un sommeil lourd et sans rêves.

Exactement ce que j'avais besoin.

A l'age de 12 ou 13 ans je décidais d'être pharmacienne ou gardienne de phare et aussi de passer un master de management..
Les enfants ne décident pas de devenir vampire. De se nourrir de sang humain et de donner leur âme au diable dont le représentant à B* était Monsieur Alfred de Blakul.
Notre maison lui appartenait.
Chaque battement de mon cœur était parait-il sa propriété exclusive.
Il avait de grands projets pour moi. IL me dégouttait. Grand et décharné Il gesticulait tel un arbre déraciné pris dans la tempête. Il sentait l'ail, le patchouli et le bouillon de poule.
Beurk.

En attendant son heure Blakul m'a confié à mon père, cet individu répugnant et brutal.
Laid comme le croisement d'un singe du Yémen et d'une chauve souris hongroise, mon père venait me voir dans ma chambre. IL me frappait, me blessait et me torturait.
Le mur se couvrit de taches de sang séchées. Et Il me faisait des choses qu'un père ne fait pas a son enfant.
Je n'ai que des souvenirs douloureux. Mais jamais il n'osa toucher à ma virginité.
J'aurais du le tuer. Je connaissais les rudiments de la télékinésie. Je pouvais jeter et faire voler des objets et aussi provoquer des « catastrophes » comme une crise cardiaque. J'avais le pouvoir de faire dérailler un train, un enterrement, une messe de minuit. Rien ni personne ne pourrait m’arrêter.

Blakul passait me voir chaque nuit. IL voulait faire de moi sa chose. Je ne trouvais pas ça excitant. Je baillais d’ennui sauf quand (rarement) il me faisait léviter.
Là oui c'était le kif.
Des fois Il me laisser voler de nuit dans un nuage de chauve-souris. Elles avaient peur de moi.
Me suivaient de très près. Elles chantaient de si belles mélodies se laissaient porter par les vent.


Ivan


J'ai rencontré un docteur. Je lui expliquais mes peurs de l'avenir, mes terreurs, les histoires avec mon papa et Blakul et mes dents si aiguisées! Elles continuaient de pousser la nuit. Le médecin était un slave prénommé Ivan.
Il a promit de m'aider.

Je sentais que je l'attirais mais pas de façon sale ou diabolique.
Jamais il ne me toucha sauf quand je lui demandais.

Ivan était toujours très délicat.
Pour les besoins de la thérapie je ne l’ai pas mordu dans le cou.
Je ne lui ai pas fait pousser des dents pointues.
Je ne le sentais pas prêt pas assez mature. Je l’encourageais à rencontrer d’autres filles.
IL n’y connaissait rien en filles!
Et Il était plus que nul en «théorie et pratique du Vampirisme». Un livre du XVI ième siècle écrit en grec et en gallo-romain par un collectif de moines trappistes  sous l’autorité de Monseigneur de Vilnius. The Ultimate Reference! $9.99 Buy now
Le médecin était attiré par l'océan glacé de mes yeux d'enfant.
-  Enfant-sorcière hein? Je lui fis remarquer. A la fin de l’année je passe mon ADV,«Authentique diplôme de Vampire»,  avec droit d’exercer en libéral sur toute la terre jusqu’aux fonds des mers, jusqu’aux sommets des plus hautes montagnes.
L’océan glacé de mes yeux? Ah les mecs!
Ivan voulait réchauffer l’océan. En faire une mer paradisiaque ou irait se plonger les innocents. Les âmes libres délivrées des forces du mal.
On peut dire qu’Ivan était une sorte d'idéaliste. «Me sauver comme une enfant qui se trouve dans les griffes du diable». Je ne voulais pas le décourager mais la solution ne se trouverait pas dans l’océan et je ne savais plus bien de quoi j’avais envie.
Je n'avais pas encore 15 ans quand Ivan disparut de ma vie. Je ne peux garantir que les dates sont correctes. Je tente de ré-assembler a partir de notes prises ici ou là. Je me lance dans le "reverse engineering", d'après ce fou d'Ivan.


IL me laissa une longue lettre m'expliquant qu'on devrait se battre contre des forces trop puissantes . Il fallait se préparer. Remplir le formulaire 42/830F65789. Là Ivan avait raison y longtemps qu'on aurait du le signer ce formulaire!
Ivan n'était pas assez entrainé (mais par qui?) pour se battre contre le diable et  dracula qui se cachait sous le nom ridicule de Blakul. Quand on s’appelle comme ça Il faut s’attendre a des jeux de mots de pas très bon gout.

Ivan me promit qu'il reviendrait me chercher.
Une fois qu'il aurait terminé son cursus:
Un tronc commun général.
Et passer son diplôme de parachutiste.
Et soutenir son doctorat en théologie et hématologie.
Dans 10 ans on commencerait à voir la bout du tunnel

A la tombée du jour quand je me réveillais en quête de sang frais, je me rappelais encore parfaitement du rêve. Les vampires sont insensibles aux tranquillisants. Ah ces idéalistes ! J’attendrais mais chaque jour je risquais ma vie, la mort ignoble un pieu enfoncé dans le cœur. La mort pour toujours.
Et Blakul ou Dracula je le sentais  voulait m’incorporer a sa troupe de courtisans.qui me tournaient autours comme si j’étais une dinde au marrons.
Et soudain j’eu une idée une illumination qui pourrait peut être me sortir de tout ce pétrin.

.
(A suivre dans la partie 3)

Clodb Claude Bourstyn cnash Copyleft 0421 to Rafi, Clemence, Claro, Dr Jeckill


 

   

  

 

 

 

Copyleft Cnash 1968 - 2018